Pour les ingénieurs, travailler ailleurs sans quitter le pays, est-ce possible?

internationalisation PME

Depuis 2011, la Tunisie a connu une forte hausse de la fuite des cerveaux. Ce qui fait que plus de 100 000 compétences multidisciplinaires (médecins, scientifiques et surtout ingénieurs) ont quitté le pays.

De plus, cette fuite des cerveaux s’accélèrera certainement dans les années à venir. Ce qui nous amène à poser la question suivante : qu’est-ce qui pousse ces diplômés, ces ingénieurs et travailleurs de haut niveau à partir ? Serait-ce la recherche de meilleures conditions de travail ou de rémunérations plus attractives ou encore d’une plus grande reconnaissance ? Autant de questions qui nécessitent en effet des réponses.

Aujourd’hui, l’intérêt est de retenir ces compétences. Mais on se demande si le gouvernement a consacré une stratégie dans ce sens. Il convient de rappeler que la cheffe du gouvernement Najla Bouden avait annoncé lors de son allocution au Forum de Davos: “Ce n’est pas uniquement de formation que nous avons besoin en tant que pays en développement, mais de retenir les compétences que nous produisons, ce qui revêt pour nous une importance cruciale.”

La solution digitale est idéale pour les ingénieurs

Pour une grande partie des experts, la clé réside dans la télémigration, la solution digitale idéale pour les ingénieurs tunisiens en quête d’emploi.

Pour contrer définitivement ces problèmes d’emploi, une équipe d’experts a l’intention de  lancer, d’ici l’été, une plateforme digitale moningenieur.express/ qui va permettre à l’ingénieur tunisien, en quête d’emploi, de télémigrer en télétravaillant, c’est-à-dire qu’il pourra travailler à tout moment sans quitter la Tunisie. Et ce, soit à travers une courte mission, soit pour une longue durée, pour des entreprises françaises et européennes. Et ce, avec des rémunérations très attractives (grâce au système de portage salarial mis en place par la plateforme) et dans des conditions de travail optimales. Autrement dit, il n’y a pas besoin de quitter le pays si on veut travailler ailleurs. Car le télétravail fonctionne à merveille.

De ce fait, l’ingénieur demandeur d’emploi dépose gratuitement son CV, les entreprises s’inscrivent également gratuitement et décrivent précisément leurs besoins. Ce qui fait qu’il ne reste plus qu’au service client de la plateforme de mettre en relation l’entreprise et l’ingénieur jusqu’à l’aboutissement du contrat de prestation de services.

De son côté, Moatez Ben Medien, cofondateur et CEO, explique : «C’est pour cela que nous invitons les ingénieurs tunisiens à déposer rapidement leurs candidatures sur notre plateforme afin que nous puissions constituer un vivier de ressources performantes qui matche les besoins des entreprises françaises. Je rappelle que cette inscription est totalement gratuite ».

 

 

 

 

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Nadia Dejoui
Nadia Dejoui, travaille depuis plus de 3 ans comme journaliste politique à l’Economiste maghrébin. Diplômée de l’ESJ-Paris-Tunis ( 2012), elle a acquis de l'expérience comme journaliste free-lance pour plusieurs sites d'actualité comme Webdo , Tunisie Numérique, Direct info et Mena-Post. Elle est passionnée par l’écriture créative et la gastronomie.

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