Abir Moussi: "Kaïs Saïed couvre l'Union des oulémas musulmans"

La présidente du Parti Destourien Libre (PDL), Abir Moussi, déclare que le président de la République, Kaïs Saïed, essaye de couvrir la filiale tunisienne de l’Union des oulémas musulmans. Tout en soulignant que le pays n’a pas la volonté de se débarrasser de cette organisation.

Abir Moussi souligne que “Kaïs Saïed fournit la couverture légale pour protéger l’Union des oulémas musulmans et les reçoit au palais”. Elle s’exprimait ainsi, aujourd’hui, dans une déclaration radiophonique.
Elle annonce, en outre, que “les associations liées à l’Union des oulémas musulmans contrôlent, aujourd’hui, l’université de Zaytouna et le ministère de l’Education”. La présidente du PDL ajoute que la cheffe de gouvernement “ne veut pas évoquer ce dossier”.

“Le parti d’Abdellatif Mekki appartient au Khawanjia”

D’un autre coté, Mme Moussi relève que le parti de Abdellatif Mekki appartient au “Khawanjia” (frères musulmans). Elle affirme, dans ce cadre, que: “Abdellatif Mekki a démissionné du mouvement Ennahdha; mais il reste sous la tutelle de son maître, Rached Ghannouchi”.
Par ailleurs, Abir Moussi appelle La cheffe du gouvernement à ne pas accorder une autorisation à ce parti. Car il constitue, selon la présidente du PDL, “un danger”.
De plus, la responsable du PDL, dénonce l’interdiction d'”une marche légale” prévue par son parti. Tout en soulignant que “le motif du rejet du lieu de la marche n’était pas mentionné”. Alors, elle considère ce rejet comme un outrage à l’encontre de son parti.
“La marche qui était prévue en direction du palais de Carthage, a été empêchée. Car le président de la République, Kaïs Saïed, avait peur d’un soulèvement populaire contre ses décisions”.
Cependant, elle confirme que le parti politique continuera ses manifestations. Et ce, jusqu’à la fermeture de l’Union des oulémas musulmans.
Puis, la présidente du PDL rappelle qu’elle est contre le référendum prévu pour le 25 juillet prochain.
Au final, elle martèle que “les organisations étrangères actives dans le domaine des élections qui soutiennent le référendum constituent un danger pour le pays”.

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