Consultation nationale électronique : 86,4% des participants se disent pour un régime présidentiel

Le site web e-istichara.tn a rendu public les résultats relatifs à la consultation nationale électronique, aujourd’hui 1er avril.

534 915 Tunisiennes et Tunisiens ont participé à la consultation nationale électronique. Les participants se répartissent sur 366 210 hommes et 168 705 femmes. A travers cette consultation, les citoyens ont pu exprimer leur avis sur un certains nombre de sujets relatifs à l’avenir de la Tunisie.

Quel avenir voulez-vous pour la Tunisie?

A cette question: 70,4% des participants affirment qu’ils optent pour l’État de droit; 31,2% pour un avenir « travail, liberté, dignité nationale »; 29,5% pour la souveraineté, démocratie et sécurité; et 16,8% optent pour une Tunisie dont l’avenir se base sur la tolérance, la modernité et l’ouverture sur le monde.
De plus, 86,4% des participants se disent pour un régime présidentiel. Tandis que 70,7% sont pour des élections se basant sur des personnes et non sur des listes.
En outre, 92,2% des Tunisiens approuvent le retrait de la confiance aux députés avant la fin de leur mandat parlementaire.

Les réformes politiques les plus urgentes à mettre en place selon la consultation

Ainsi, il ressort des réponses que 60,8% sont pour l’amendement de la loi électorale. 44,4% se prononcent en faveur de l’amendement de la loi relative aux partis politiques. Alors que 38,0% approuveraient l’amendement de la Constitution. Et 26,5% sont favorables à l’amendement de la loi relative aux associations.
En ce qui concerne la magistrature, 75,7% des participants estiment que la magistrature dans sa situation actuelle ne peut pas réaliser la justice. 80,7% approuvent que le fait que l’Etat soit l’unique gestionnaire des affaires religieuses.

Et si on parlait économie?

En outre, 75,1% des participants affirment que le déblocage des problèmes socio-économique se fait au niveau local. En ce qui concerne, les raisons de la stagnation économique dans les régions, 54,1% pointent du doigt les pots de vin et le népotisme. Alors que 53,1% avancent l’absence d’un projet de développement équitable et inclusif. De leur côté, 44,2% accusent la mauvaise gestion et l’absence de l’efficacité. Pour 32,6% la dégradation de la situation de l’infrastructure est en cause. 25,8% relèvent l’absence de la culture du travail. Enfin, 19,2% mettent en cause la concurrence déloyale comme l’économie informelle.
Par ailleurs, la consultation a interrogé les Tunisiens sur les «  secteurs qui sont les plus capables de promouvoir le développement ». L’agriculture est en tête de liste avec 67,9%. Elle est suivi par:
– Les industries manufacturières (38,5%);
– Les services commerciaux (24,7%);
– Tourisme et loisir (23,8%);
– Tic (17,1%);
– Pêche (16,6);
– Énergie et mines (12,8%);
– Industries culturelles (8,3%);
– Transport (7,3%);
– Autre service (4,8%);
– Sans réponse (2,1%).
53,7% affirment qu’ils n’ont jamais ont lancé ou tenté de lancer un projet. Contre 43,5% qui affirment qu’ils ont lancé ou essayé de lancer un projet.
Concernant les entraves à la création de projets, voici les principaux obstacles cités:
– La difficulté d’obtenir les autorisations et la complexité des démarches administratives (57,4%);
– Les difficultés d’accès au financement (56,5%);
– Un capital réduit (36,7%);
– La corruption (35,8%);
– La monopolisation (14,2%);
– L’absence de données exactes sur l’investissement (13,8%);
– La concurrence déloyale (10,9%).

La question sociale

Au final, la consultation posait la question: « Est ce que les établissements publics assurent leur rôle pour subvenir au besoin des citoyens? » 63,2% des participants répondent par la négative.
Concernant les solutions pour réduire le taux de chômage en Tunisie, 74,9% plaident pour la création des projet et en freelance. 43,9% optent pour la mise à niveau du demandeur d’emploi. 41,4% relèvent la promotion du recrutement au secteur privé. 25,7% s’orientent vers le recrutement à la fonction publique. Et 15,1% se prononcent en faveur de l’immigration.

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