MENA: Le coût annuel de la détérioration de la qualité de l’air et des mers estimé à plus de 3 % du PIB

lutte contre la pollution - l'économiste maghrébin
9 personnes sur 10 respirent un air contenant des niveaux élevés de polluants, dans le monde.

Selon la région MENA, le coût humain et économique de la détérioration de la qualité de l’air et des mers et de l’érosion des littoraux se chiffre à plus de 3 % du PIB par an dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Tel est le récent rapport de la Banque Mondiale.

“Alors que de nombreux pays dans la région MENA ont vu leurs indicateurs économiques et sociaux progresser, la région connaît une dégradation généralisée de son patrimoine « bleu »”, note ce rapport phare de la BM, intitulé « Ciels bleus, mers bleues : Pollution de l’air, pollution marine par le plastique et érosion des côtes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ».

À l’heure où les pays de la région MENA se relèvent de la COVID-19, ils ont l’occasion de se réorienter vers une trajectoire de développement plus verte, plus résiliente et plus inclusive, qui permettra d’enrayer la dégradation des ressources naturelles et la pollution environnementale, tout en renforçant la résilience au changement climatique, recommande le rapport de 37 pages, accessible sur le site de la BM.

Le coût annuel moyen de l’érosion côtière atteint  0,6 % du PIB

En somme, le coût annuel moyen de l’érosion côtière est estimé à 0,6 % du PIB au Maghreb (la sous-région la plus touchée par ce phénomène) et varie de 0,2 % du PIB en Algérie à 2,8 % en Tunisie.

D’après la même source, les coûts annuels de la pollution marine par le plastique s’élèvent à environ 0,8 % du PIB en moyenne, atteignant plus de 2 % du PIB dans des pays comme Djibouti, la Tunisie et la République du Yémen.

Concernant la pollution de l’air, une analyse mondiale des normes d’émission des véhicules a montré qu’aucun des pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord n’exige que les nouveaux véhicules respectent les meilleures pratiques internationales en matière de normes d’émission en vigueur en Europe.

« Certains pays comme l’Algérie ou la Tunisie ne disposaient d’aucune réglementation à cet égard jusqu’à l’année 2019.

L’institution mondiale prévoit, par ailleurs, d’organiser un événement consacré au lancement de ce rapport et une discussion avec un panel de décideurs de premier plan et d’acteurs du secteur privé qui partageront leur vision d’un avenir plus sain.

Avec TAP

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