85.4% des administrations tunisiennes ont besoin de réformes radicales, selon les PME

La réforme de l’administration publique est depuis quelque temps l’objet d’un grand débat en Tunisie de par son importance. Elle est considérée par beaucoup comme la mère des réformes. Les résultats de l’étude « Réforme de l’administration, enquête auprès des PME tunisiennes » ont permis au CJD et à la KAS de mesurer la perception et la satisfaction des PME tunisiennes par rapport aux administrations publiques.

Ainsi 85.4% des dirigeants de PME déclarent que les administrations tunisiennes ont besoin de réformes, et ce, à travers la mise en place d’ajustements et de réformes radicales. Alors que seulement 11.6% des dirigeants de PME soulignent que les administrations ont besoin d’ajustements et de réformes secondaires. Tandis que 1.6% des sondés pensent que les administrations n’ont besoin ni d’ajustements ni de réformes.

Indépendamment des réformes, l’étude a dressé un état des lieux de la situation des PME tunisiennes. Ainsi 57% des PME déclarent s’attendre à ce que leur chiffre d’affaires baisse en 2021. Tout en soulignant que leur situation demeure meilleure par rapport à 2020 où les PME déclaraient une baisse pour 82% d’entre elles.

On constate également que la PME a moins importé et exporté, probablement à cause du contexte sanitaire.

Par ailleurs, les panélistes ont mis l’accent sur l’importance de la digitalisation. Ce qui facilitera le quotidien des PME et des citoyens. De plus, cela permettra de lutter efficacement contre la corruption qui gangrène la société.

En somme, pour un avenir meilleur et aller de l’avant, digitaliser est la condition sine qua non du monde d’aujourd’hui et de demain. Car si on n’avance pas, on recule, comme l’a précisé Youssef Meddeb, directeur général de One to One for Research & Polling.

Car une chose est sûre, l’administration publique est perçue comme un facteur principal dans la dégradation du climat des affaires et un obstacle majeur au développement des entreprises. A défaut d’évolution et d’amélioration, la plupart des réformes n’auront qu’une incidence minime sur l’environnement économique, la relance de l’investissement ou la baisse du chômage.

 

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