Après le 25 juillet: fin de l’islam politique en Tunisie !

25 juillet

Il y a un avant et un après 25 juillet… Depuis que le président de la République décidait de geler les travaux du Parlement, lever l’immunité parlementaire et limogeait Hichem Mechichi.

On se demande d’ailleurs si après le 25 juillet, ce sera la fin de l’islam politique en Tunisie. Elyes Kaasri, ancien ambassadeur de Tunisie en Allemagne, au Japon en Inde et en Corée, tempère ce point de vue. En effet, il estime que ceux qui donnent Ennahdha pour vaincue par les décisions du président Kaïs Saïed devraient, a son humble avis, tempérer leur euphorie. Et la réaction tiède des chancelleries occidentales en dit long.

De ce fait, il précise: “Bénéficiant d’une circonspection croissante à l’égard de l’islam politique et d’une accalmie estivale pour vacances politiques et publiques très attendues après plusieurs mois de confinement à répétition, les mesures prises par le président Kaïs Saïed passent pour le moment. Et ce, sans susciter de polémiques notables en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique.”

Après le 25 juillet: le sort de la transition démocratique en Tunisie

Avant d’ajouter: “Toutefois, la fin de la période des 30 jours stipulée par l’article 80 de la Constitution tunisienne pour l’attribution des pouvoirs exceptionnels par le président de la République et la rentrée politique en Europe et aux Etats-Unis, risquent de donner lieu a un plus grand activisme de la part de la nébuleuse islamiste. Cela pourrait changer le ton des chancelleries occidentales. Lesquelles seraient dans l’obligation de tenir compte de la perception de leur opinion publique du sort de la transition démocratique en Tunisie.”

Faute d’une feuille de route

Et de conclure: “Faute d’une feuille de route pour assurer le rétablissement du fonctionnement des institutions démocratiques, d’un programme convaincant de réformes économiques et sociales en Tunisie et d’une stratégie de communication internationale diplomatique et médiatique, la nébuleuse internationale islamiste et ceux qui ont, pour différents motifs, investi (de diverses manières) dans la promotion de l’islam politique comme facteur de démocratisation et de stabilisation des pays arabes et en particulier en Tunisie, considérée comme le berceau du printemps arabe, vont se mobiliser sérieusement pour affubler les dirigeants d’Ennahdha du statut de martyrs de la liberté et de la démocratie. Victimes de velléités de régression vers la dictature et le régime autocratique.
Ainsi, les véritables enjeux internationaux pour le redressement du processus de transition démocratique en Tunisie commenceront a partir de la rentrée, en septembre 2021.
Espérons que la victoire du 25 juillet contre la paralysie des institutions et les facteurs de blocages social, économique et sanitaire et la corruption, sera suivie par une victoire décisive sur les groupes de pression et d’influence occidentaux et autres. Ils ont fait la force internationale de l’islam politique depuis une trentaine d’années.”

Nécessité d’établir une stratégie

Par ailleurs, notre expert souligne que la situation géographique et économique de la Tunisie impose une bonne préparation à cette bataille. Car elle sera décisive pour nous assurer le soutien international qui demeure incontournable. Pour nous aider à assurer le succès de la transition démocratique en Tunisie.
De ce fait, une bonne stratégie de guerre consiste à anticiper le combat et a précéder l’ennemi sur le champ de bataille.
Et comme l’a vivement recommandé le général et stratège chinois Sun Tzu (VIème siècle av J-C) dans son ouvrage légendaire de stratégie militaire L’art de la guerre: “Généralement, celui qui occupe le terrain le premier et attend l’ennemi est en position de force. Celui qui arrive sur les lieux plus tard et se précipite au combat est déjà affaibli.”

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