Migration non-règlementaire : en juin, 976 migrants tunisiens sont arrivés sur la côte italienne

tunisiens Migrants L'Economiste Maghrébin
Photo d'archives

Selon un rapport publié par le FTDES, en juin, 976 migrants tunisiens sont arrivés sur la côte italienne. Soit une augmentation de 60% par rapport au mois de mai.

Les Tunisiens arrivés de manière non-réglementaire en Italie au premier semestre de cette année ont représenté 14,4% du total des arrivées en Italie. Ce qui classe la nationalité tunisienne au deuxième rang en termes de nationalités arrivant en Italie. La proportion de mineurs tunisiens sur le total des arrivées en Italie est de 23,6%.

A fin juin 2021, sur les 4387 migrants qui ont été hébergés dans des centres de rétention en Italie, 2.623 sont des Tunisiens; soit 59,5% du total des migrants. Alors que 1997 Tunisiens étaient effectivement expulsés.

Selon le même rapport, les raisons de la migration des mineurs, outre les facteurs économiques et sociaux, sont dues à des phénomènes liés à la situation de l’enfance en Tunisie. Et ce, en termes de décrochage scolaire et de crise des institutions d’accueil; en plus des difficultés vécues par les familles. Celles-ci ont été aggravés par les effets de la pandémie.

En effet, la région de Sfax continue de dominer les lieux des opérations d’interception de 35,71% des migrants au cours du mois de juin; et de 41,8% au cours du premier semestre 2021. Les traversées interceptées dans la région de Nabeul ont augmenté au cours du mois de juin pour atteindre 21,42 %.

La tendance a aussi commencé à changer. Les Tunisiens se tournant davantage vers la migration non-réglementaire au cours de ce mois de juin 2021. Ce qui a fait passer le pourcentage des Tunisiens à 50,2%.

Ainsi, ce sont des chiffres alarmants sur les incidents de migration non-réglementaire qui n’avaient pas été enregistrés auparavant. Car le nombre de victimes et de personnes disparues sur les plages tunisiennes a dépassé les 254 depuis le début de l’année.

Au final, « tout porte à croire que cette année sera la plus tragique. Et ce, en l’absence de tout système global de sauvetage », souligne le FTDES.

 

 

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