Qui cherche à écarter Kaïs Saïed, voire à l’assassiner ?

Kaïs Saïed

Lors de l’audience accordée, hier mardi, à quatre anciens chefs de gouvernement, le président de la République Kaïs Saïed laissait entendre qu’il détient des « informations certaines » que certains ont cherché en secret à l’écarter du pouvoir, voire à l’assassiner. Gravissime.

Avant de se rendre aujourd’hui à Rome pour une visite officielle de deux jours, le président de la République Kaïs Saïed n’a pas pu résister au plaisir de jeter une bombe. Laquelle a raisonné comme un éclair qui zèbre dans un ciel d’été. Ainsi, en intelligence avec des puissances étrangères, « certains » ont cherché en secret à l’éliminer. Allant même jusqu’à envisager de l’assassiner.

A qui profite le crime ?

Simple devinette. A qui profite le crime? « Les vrais patriotes n’organisent pas de réunions à l’étranger en vue de trouver un moyen d’écarter le président de la République même en l’assassinant ». C’est ce qu’a révélé Kaïs Saïed, lors de son intervention de 23 minutes. Précisant qu’il est conscient de ce qu’il dit et qu’il détient des informations certaines à ce sujet.

Alors, qui est « le vrai patriote » ayant récemment séjourné à Doha à l’occasion d’une  mystérieuse « visite privée »?

Aurait-il fait allusion à son ennemi juré le président de l’ARP et le leader historique d’Ennahdha? La ficelle semble grosse par manque de preuves irréfutables.

Comme d’accoutumée, le Président nous laisse sur notre faim en ne désignant personne et en restant dans un insupportable flou artistique.

Graves accusations

Sauf que, cette fois-ci, il s’agirait d’une tentative d’assassinat de la plus haute personnalité de l’Etat en mèche avec une puissance étrangère. Un crime contre le chef de l’Etat, premier magistrat du pays. Le garant de la paix sociale et président du Conseil national de sécurité nationale, passible de la peine capitale.

Ainsi, le président a-t-il pesé ses mots avant de lancer ces graves accusations et persisté et signé? Puis, et c’est le plus important, est-il passé à l’acte en alertant le Parquet ou la justice militaire pour atteinte à la sécurité nationale? Dans l’affirmative, nous assisterons dans les prochaines semaines à des bouleversements majeurs dans le paysage politique tunisien. Un tsunami.

Pourquoi sont-ils là ?

Autre question à mille balles. Pourquoi le Président avait-il invité hier mardi i 15 juin 2021 au palais de Carthage le chef du gouvernement actuel Hichem Mechichi, en présence des anciens chefs de gouvernement Youssef Chahed, Elyes Fakhfakh et Ali Laârayedh, qui, tête baissée prenait frénétiquement des notes? Pour les prendre à témoin des prochaines décisions capitales?

A noter que Hamadi Jebali, Mehdi Jomaâ et Habib Essid n’ont pu assister à la réunion de Carthage. En effet, MM. Jebali et Jomaâ, se trouvent à l’étranger. Tandis que M. Essid ne pouvait pas se déplacer en raison de son état de santé.

Prémices de déblocage?

Il convient à ce propos de noter que cette affaire qui fera la Une dans les médias tunisiens et étrangers a totalement éclipsé le contenu de la réunion de Carthage.

Oui aux réformes profondes du système politique dans son ensemble à travers la réforme du Code électoral. Et la mise en place d’une véritable Constitution, « différente de la Constitution actuelle verrouillée, ne permettant pas de gouverner sans calculs politiques étroits ».

Oui au dialogue. Considérant toutefois qu’il ne s’agira pas d’un Dialogue national dans ses anciennes versions. Sachant que le Président de la République, censé superviser ce dialogue initié par l’UGTT, avait refusé à maintes reprises la participation de certaines parties sur lesquelles planeraient des soupçons de corruption.

Il semble donc que le Président ne soit n’est plus hostile au remaniement ministériel opéré depuis des mois par son chef du gouvernement. Tout en refusant catégoriquement la nomination de quatre ministres. Sachant que selon des sources concordantes, il s’agirait des ministres de l’Industrie, de l’Emploi, de l’Énergie, et de la Santé.

Des prémices de déblocage tant attendu entre les deux têtes de l’Exécutif?

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