Journaliste : un métier à haut risque !

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La caméra sanglante de l'activiste syrien et photographe Molhem Barakat après sa mort.HO / Aleppo Media Centre / AFP

Suivre la ligne éditoriale ou éviter les tirs ennemis? Posséder un vocabulaire très riche ou un bon instinct de survie? Avoir une belle plume ou risquer sa liberté ? Malheureusement, ces éléments là, bien qu’ils semblent à vue d’œil hétérogènes, font, de nos jours, partie du quotidien du journaliste.

Chaque assassinat, enlèvement et autres types d’agressions nous rappelle encore une fois le quotidien triste des journalistes. L’enlèvement du journaliste Olivier Dubois au Mali ne fait que s’ajouter à la liste des dates noires du secteur des médias.

Disparus depuis le 8 avril 2021, le journaliste a confirmé son enlèvement tout en lançant un appel à l’aide aux autorités françaises. Le journaliste a indiqué que l’auteur de cet acte était le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, branche locale d’Al-Qaïda.

Dorénavant, on comptera 55 journalistes pris en otages dans le monde. Le Bilan annuel de Reporters Sans Frontières (RSF) rapportait l’enlèvement de 54 journalistes à la date du 14 décembre 2020.

Au total, RSF fait état de la détention de 387 journalistes dans le monde. Ce chiffre s’établissait à 389 pour l’année 2019. 61% de ces derniers sont détenus dans seulement cinq pays : 117 en Chine, 30 en Egypte, 34 en Arabie saoudite, 28 au Vietnam et 27 en Syrie.

Le même rapport précise que la prise en otage de 50 journalistes a eu lieu dans leurs pays. Ce chiffre représente 93% des journalistes enlevés. Les 7% restants des otages se trouvaient à l’étranger.

Les groupes islamiques et autorités autonomes non reconnues représentent le premier auteur de crime d’enlèvement avec 39 otages (y compris Olivier Dubois).

Par ailleurs, RSF considère que 4 journalistes ont disparu. Selon la même source, « un journaliste est porté disparu lorsqu’il n’y a pas suffisamment d’éléments pour déterminer s’il a été victime d’un homicide ou d’un enlèvement, et qu’aucune revendication crédible n’a été diffusée ».

Cette affaire ne peut que nous rappeler la disparition de Sofiene Chourabi et Nadhir Ktari. Tous deux ont disparu en Libye depuis le 8 septembre 2014.

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