Le 3 mai: le SNJT dénonce les agressions à l’égard des journalistes

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Le SNJT tire la sonnette d’alarme sur les menaces qui pèsent sur la sécurité des journalistes et sur leur vie.

Le 3 mai marque la journée de la presse, célébrée chaque année. Aujourd’hui, elle est consacrée à l’état des lieux de la liberté d’expression. Il est clair que dix ans après la révolution, le chemin est encore long en matière de liberté de la presse.

Le SNJT, syndicat national des journalistes tunisiens, tire la sonnette d’alarme sur les menaces qui pèsent sur la sécurité des journalistes et sur leur vie. Il a rappelé que depuis le début de l’année 2021, le nombre d’agressions contre les journalistes demeure un sujet d’inquiétude.

SNJT: 197 agressions à l’encontre des journalistes depuis 2021

Ainsi, Mohamed Jelassi, président du SNJT, déclare lors d’un point de presse aujourd’hui que dix ans après le 14 janvier des menaces pèsent toujours sur les journalistes tunisiens. Ce que révèle d’ailleurs le rapport annuel du syndicat en publiant: « Les agressions contre les journalistes ont doublé. Et parallèlement, le SNJT a également recensé des licenciements abusifs. »

Le rapport mentionne que le nombre des agressions s’élève à 197 agressions; dont 83 journalistes femmes et 114 journalistes et photographes.

Par ailleurs, le SNJT a émis un certain nombre de recommandations. Dans le premier volet, le SNJT appelle la présidence de la République à œuvrer à révéler la vérité sur la disparition des journalistes, Sofienne Chourabi et Nadhir Ktari.

En outre, le syndicat s’adresse à la présidence du gouvernement en lui demandant de publier immédiatement l’accord conjoint et à adopter le projet de loi fondamentale sur la liberté d’expression, de presse ainsi que de sa publication au Parlement.

Le Syndicat des journalistes a également appelé le ministère de l’Intérieur à publier des enquêtes administratives sur les attaques dans lesquelles le personnel de sécurité était impliqué. De même qu’à informer le personnel de sécurité que le seul identifiant du journaliste est sa carte professionnelle.

Et pour revenir à la violence au sein du Parlement, le Syndicat des journalistes souhaite que soit mis un terme aux attaques répétées de certains députés contre des journalistes.

Rappelons qu’il y a quelques jours de cela, l’ONG Reporters sans frontières(RSF) classait la Tunisie 73ème en termes de liberté de la presse. Ce qui fait qu’elle perd un point par rapport à l’année dernière.

Et comme disait Thomas Jefferson, le 3ème président des Etats-Unis, en 1787: « S’il me fallait choisir un gouvernement sans journaux ou journaux sans gouvernement, j’opterais sans hésiter pour la seconde proposition. »

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