Seif Eddine Makhlouf provoque un scandale à l’Aéroport Tunis-Carthage

Seif Eddine Makhlouf

Un scandale a secoué l’Aéroport Tunis-Carthage  aujourd’hui 15 mars. C’est le Chef du bloc parlementaire Al Karama Seif Eddine Makhlouf  qui en était l’auteur. Ce dernier s’est mobilisé dans une attitude ostentatoire pour permettre à une femme tunisienne de prendre l’avion. Alors qu’elle est interdite de voyage étant donné qu’elle est fichée S17.

Seif Eddine Makhlouf a interpellé les agents des frontières pour qu’ils permettent à la femme de passer les frontières. Sur un ton hautain, il leur ordonne «  de se conformer à la loi ». D’ailleurs, il a fait la roue et se vante de son statut de député «  qui doit tout contrôler dans son pays ». C’est ce qu’on peut voir dans un live Facebok lancé par le député. Par ailleurs, dans le même live les agents des frontières se défendent en affirmant que la femme en question est suspectée de terrorisme.  Des propos face auxquels le député avance qu’il s’agit d’une « accusation sans fondement » qui rappelle « les pratiques de l’ancien président Ben Ali »

La violence physique s’invite à la scène

D’ailleurs, après la violence verbale, c’est au tour de la violence physique. Car une vive dispute s’est déclenchée entre le député et les agents des frontières. Ces derniers voulaient le recadrer. L’intervention des agents des frontières n’a pas calmé le député qui a appelé les avocats et ses collègues de son propre bloc parlementaire à voler à son secours. Pis encore, il menace d’observer un sit-in ouvert à l’aéroport. Faut-il encore rappeler que cette scène se déroule devant les yeux indignés des passants !

Même le passeport tunisien n’était pas épargné de ses insultes «  un passeport qui ne sert qu’à voyager en Algérie et en Turquie ». Quant aux agents des frontières, ils «  touchent des salaires pour être au service des Tunisiens ».  Le député islamiste entre en transe et se voit «  opposer au ministère de l’Intérieur de Ben Ali ». Le député a violenté l’un des agents des frontières.  Par ailleurs, le ministère de l’Intérieur n’a pas encore communiqué sur l’affaire ni sur l’identité de la femme en question.

 

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