Hassouna Nasfi: « Un remaniement ministériel aura de lourdes conséquences »

Hassouna Nasfi

Au programme: le remaniement ministériel, le dialogue national et la situation sanitaire…Ce sont autant de questions soulevées par Hassouna Nasfi, le président du bloc parlementaire de la Réforme nationale à l’ARP, auxquelles il a répondu sur les ondes de Shems fm, en ce mardi 12 janvier 2021.

Ainsi, Hassouna Nasfi est revenu sur la situation sanitaire, qui selon lui, est alarmante. Tout comme il a pointé du doigt l’urgence d’obtenir le vaccin le plus rapidement possible. En insistant sur le fait qu’on ne devrait pas perdre de temps. 

D’ailleurs, il précise que la seule info qu’il possède est que le nombre de vaccins en Tunisie devrait atteindre les deux millions de doses de doses; sans pour autant connaître la date du début des vaccinations. Et de poursuivre: « En revanche, il y a une forte probabilité de recevoir le premier lot de vaccin au début du mois d’avril. Cela dit, à mon sens, il faut élargir le spectre du choix du vaccin qu’on pourra se procurer […] Aujourd’hui, on en parle des vaccins des laboratoires Pfizer-BioNtech. Il en va de même pour le vaccin chinois qui a montré des premiers résultats positifs. Cependant, nous souhaitons être les premiers informés, en tant que citoyens, de la situation sanitaire. »

Un éventuel remaniement ministériel

Par ailleurs, il revient sur un autre élément; à savoir l’éventualité d’un remaniement ministériel. A cet égard, Hassouna Nasfi souligne que s’il avait lieu, cela aurait de lourdes conséquences. Car il est illogique de remplacer tous les trois ou six mois un gouvernement par un autre. 

Avant d’ajouter: « D’ailleurs, le chef du gouvernement nous a annoncé lui-même qu’il comptait procéder par un remaniement ministériel. Cela peut inclure entre un changement de 7 à 12 ministres. Et en tant que bloc parlementaire, nous refusons tout remaniement ministériel à connotation partisane. Car tout le monde sait ce que cela peut engendrer si le remaniement se fait sur la base des partis politiques. Et ce serait ouvrir la boîte de Pandore. » 

Enfin, le dernier volet portait sur le dialogue national, une initiative lancée par l’UGTT. Hassouna Nasfi conclut: « Il y a urgence à se mettre d’accord sur la mise en œuvre du dialogue national. D’ailleurs, il pourra résoudre un certain nombre de difficultés, dont la crise politique, économique et sociale. En somme, nous devons bâtir ensemble sur un dialogue national ouvert permettant de mettre fin à la crise. Même si au départ, nous avions regretté l’absence de la présidence de la République qui n’a pas réagir à temps, mais voilà qu’elle y a remédié ». 

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