Dérivés de dattes tunisiennes : une filière à fort potentiel de développement

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Le démarrage en octobre de la campagne des dattes constitue une occasion propice pour le Groupement Interprofessionnel des Dattes (GIDATTES). Afin de lancer une campagne promotionnelle autour des produits dérivés de dattes. Et ce, en collaboration avec le ministère de l’Industrie, de l’Energie et des Mines et le CEPEX. Et aussi avec le soutien du projet PAMPAT 2 (Projet d’Accès aux Marchés des Produits Agroalimentaires et de Terroir). Ce projet que finance le Secrétariat d’Etat à l’Économie Suisse (SECO). Sachant que c’est l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) qui le met en œuvre en Tunisie.

La filière des dérivés de dattes offre pour les régions de Tozeur, de Kébili et même de Gabès et de Gafsa des perspectives prometteuses. Et ce, pour le lancement de nouveaux projets et la création de nouveaux postes d’emplois.

Une nouvelle dynamique autour la filière des dérivés de dattes

C’est dans cette optique que tous les partenaires œuvrent pour valoriser et diversifier l’offre en dérivés de dattes. La transformation des écarts de tri de Deglet Ennour ainsi que des différentes variétés de dattes communes en dérivés de dattes permettra d’avoir un impact socio-économique important. Et ce, en générant jusqu’à quatre à cinq fois plus de revenus en faveur de l’économie de ces régions.

En effet, la marge de progression de la filière des dérivées de dattes est encore grande. Dans la mesure où elle ne compte actuellement qu’une vingtaine d’entreprises en Tunisie. La filière compte près de 25 micro-entreprises artisanales et individuelles. Celles-ci sont essentiellement implantées à Tozeur et Kébili.

La majorité des entreprises des dérivés de dattes produit actuellement des pâtes, du sirop, des confitures, de la poudre (ou sucre) de dattes… Ces produits sont utilisés essentiellement par les pâtisseries ou quelque industries agroalimentaires.

« La marge de progression de la filière des dérivées de dattes est encore grande »

L’exportation des dérivés de dattes a enregistré une nette augmentation en volume et en valeur au cours des dernières années. Elle reste toutefois concentrée surtout au niveau des produits en vrac, en tant qu’ingrédients pour l’industrie alimentaire ou cosmétique. Notons que les dérivés de dattes tunisiennes, sont actuellement exportés essentiellement vers la France, l’Allemagne et les Etats-Unis.

Il s’agira donc à l’avenir de viser plus de segments de clients et une part plus importante de marchés au niveau national et à l’export. Il s’agira aussi de chercher à diversifier la gamme de produits et d’augmenter la valeur ajoutée des dérivés de dattes, notamment à travers l’emballage. Plusieurs nouveaux produits agroalimentaires commencent à se positionner sur le marché. Il s’agit notamment du vinaigre de dattes, du café à base des noyaux de dattes et de bien d’autres produits.

La gamme des dérivés de dattes pourra également englober les produits cosmétiques dont l’huile de noyaux de dattes et les produits diététiques comme les compléments alimentaires, les barres énergétiques, etc.

Une nouvelle filière prometteuse

Une campagne promotionnelle lancée actuellement ambitionne de sensibiliser toutes les parties prenantes sur les opportunités de développement offertes par la filière des dérivés de dattes.

En effet, plusieurs structures socio-économiques et professionnelles seront impliquées. L’objectif étant d’introduire de nouvelles habitudes de consommation notamment les maisons d’hôtes, les restaurants touristiques, les associations de valorisation des produits du terroir. Ils constitueront ainsi des relais destinés à amener leurs clients respectifs à consommer de tels produits.

Il s’agit aussi de sensibiliser le consommateur final. L’objectif étant de l’inciter à consommer les différents produits des dérivés de dattes. Et ce, en lui faisant découvrir les diverses utilisations ainsi que leurs bienfaits pour la santé.

L’implication de nutritionnistes, de chefs de cuisine confirmés ou en herbe en cours de formation. De même que la proposition de mets, de plats et de menus basés sur les dérivés de dattes feront partie de la démarche.

Notons que les projets industriels ou à caractère artisanal de production de dérivés de dattes ont été lancés par de jeunes promoteurs dans les régions. Ces projets seront également mis en avant.

Autant d’axes pour mettre sous les projecteurs une nouvelle filière prometteuse. Celle-ci fera certainement parler d’elle au cours des prochaines années. Et ce, en contribuant à créer de nouvelles opportunités d’investissement d’une part. En renforçant, d’autre part, le positionnement de la datte tunisienne sur les marchés internationaux.

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