Zied Lakhdhar: « Ceux qui ont gouverné ne se sont jamais remis en cause »

Zied Lakhdhar

Peut-on parler d’une nouvelle politique de la gauche? Pendant plus de vingt-trois ans, avant la révolution de 2011, la gauche tunisienne a connu des mouvements en dents de scie. Autrement dit, à cette époque, elle a toujours milité dans la clandestinité. Mais après le 14 janvier 2011, la gauche tunisienne s’est ancrée dans le paysage politique. Pourtant, aujourd’hui, sa présence est effacée. Que faut-il en déduire?

Ainsi, Zied Lakhdhar, le secrétaire général du Parti des patriotes démocrates unifié (Al Watad), souligne que l’expérience de la gauche semble arriver à son terme. Il s’exprimait en ce sens, lors de son intervention sur les ondes de la Radio nationale.

Allant plus loin dans sa réflexion, M. Lakhdhar insiste sur le fait qu’il faut incarner une « nouvelle gauche ».

Alors, reste à savoir si on peut parler d’une gauche qui pourrait se réinventer. Cependant, le représentant du PPDU estime qu’il est encore tôt pour parler de la fin de la gauche. Car il ajoute: « Ceux qui ont gouverné tout le long de ces dix ans ne se sont jamais remis en question. A commencer par Ennahdha, Nidaa Tounes… D’ailleurs, ils n’ont fait que mentir aux Tunisiens ». Il rappelle que les partis ayant gouverné n’ont fait que détruire l’économie du pays.

« Dans un paysage caractérisé par une instabilité politique et sociale à tous les niveaux, il suffit d’une relance économique. Avant que cela n’explose. Et c’est l’une des raisons qui poussent au besoin d’unification de la gauche », poursuit-il.

Car, il faut « prouver aux Tunisiens qui douteraient encore de nos capacités que l’union fait la force. Et que nous voulons incarner cette force.  »

Et d’ajouter: « Ceux qui estiment que la gauche est finie ne nous aiment pas. Il s’agit d’un courant de pensée qui reste le point éminent dans l’ère moderne. Cette pensée demeurera ancrée dans nos sociétés ». 

Selon lui, l’attaque terroriste à Akouda en dit long. Il estime que cette organisation terroriste opère depuis longtemps. Tout en rappelant ce qui s’est passé à El Ghriba en 2001, Barakat Essahel en 2008… « Et en mettant l’accent sur le processus d’endoctrinement des jeunes qui s’est ancré au fil des ans », conclut-il.

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