Pourquoi Ennahdha voterait à moitié pour le gouvernement Mechichi?

ARP

Le membre du Conseil de la Choura du mouvement Ennahdha Hamdi Zouari évoque trois possibilités de vote pour le gouvernement Mechichi.

En effet, Hamdi Zouari intervenait sur les ondes radiophoniques. Il affirme qu’il est possible que 25 députés d’Ennahdha votent pour le gouvernement.

« Mais quand bien même, le mouvement restera dans l’opposition », poursuit-il.

En outre, il évoque deux autres scénarios. La possibilité de ne pas voter pour le gouvernement Mechichi, ce qui déclencherait des élections anticipées. Ou voter favorablement, vu le contexte critique auquel fait face le pays.

Par ailleurs, le politologue Riadh Sidaoui affirme que cette déclaration s’inscrit dans le cadre des tactiques du mouvement islamiste. Il s’exprime dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com. Dans laquelle il indique que le vote à moitié permettra à la fois d’éviter la dissolution de l’ARP et d’exprimer son insatisfaction du gouvernement Mechichi.

Ainsi, le Mouvement Ennahdha craint comme tous les partis politiques la dissolution de l’ARP et des élections anticipées. “Car le résultat n’est pas toujours garantit”, précise-t-il.

De plus, conformément à la Constitution, après six mois, Ennahda peut retirer sa confiance au gouvernement et en former un autre. Ainsi, le parti islamiste éviterait le scénario du dernier Chef du gouvernement Elyes Fakhfakh.

Effectivement, ce dernier donnait sa démission, avant que le mouvement Ennahdha ne présente une motion de censure à son encontre. La démission du Chef du gouvernement ouvrant ainsi la possibilité au Président de la République de choisir la personnalité qu’il juge compétente. Et ce, pour former un nouveau gouvernement.

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De formation littéraire, Hamza Marzouk travaille à l’Économiste Maghrébin depuis 2011. Il suit de près les mouvements sociaux, sous toutes leurs formes depuis 2011.Les droits socioéconomiques sont son domaine de prédilection. De même, il s'intéresse au monde de la culture et de l'art plus particulièrement : entrepreneuriat culturel et le cinéma tunisien.

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