L’OMS suspend l’utilisation de l’hydroxychloroquine comme mesure temporaire

OMS

L’Organisation mondiale de la Santé – OMS vient de prendre la décision de stopper temporairement les essais de l’hydroxychloroquine. C’est ce qu’annonce Tedros Adhanom Ghebreyesus, son directeur général. Et ce, lors d’une visio-conférence, le lundi 25 mai 2020.

Ainsi, l’OMS prend clairement position. En effet, elle juge que ce traitement ne semble pas  être efficace contre la Covid-19. Que ce soit chez des patients gravement atteints que ceux plus légèrement. Elle se base sur plusieurs études. 

A cet égard, la revue scientifique The Lancet, souligne que son utilisation pourrait être associé à une toxicité cardiaque.

Selon cette étude, la combinaison de l’hydroxychloroquine avec un macrolide de deuxième génération, comme l’azithromycine (ou la clarithromycine), a également été préconisée; alors que les preuves  de son efficacité sont limitées.

Par ailleurs, des études antérieures ont montré que le traitement avec de la chloroquine, l’hydroxychloroquine, ou l’un ou l’autre médicament associé à un macrolide, peut avoir l’effet néfaste cardiovasculaire de l’intervalle QT. Il pourrait être un mécanisme qui prédispose aux arythmies ventriculaires.

En outre, d’après les résultats de Lancet, 96 032 patients hospitalisés de 671 hôpitaux ont reçu un diagnostic de COVID-19 entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020. Ils répondaient aux critères d’inclusion de cette étude.

De plus, bien avant l’annonce de cette suspension, des chercheurs français et des chinois avaient conclu que l’hydoxychloroquine ne permet pas d’éliminer le virus plus rapidement que des traitements standards chez des patients hospitalisés avec une forme « légère » ou « modérée » de Covid-19. Alors que les effets secondaires sont plus importants. 

Rappelons que l’hydroxychloroquine est plus connu sous le nom de Plaquénil, mais aussi le Kaletra [un antirétroviral associant lopinavir/ritonavir]. Un médicament utilisé habituellement pour la maladie chronique auto-immune ou encore les polyarthrites rhumatoïdes.

 

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