Il y a des jours comme ça !

des jours

Il y a des jours comme ça où on ne rencontre que des abrutis. Alors, on commence à se regarder soi-même dans une glace et à douter de soi ; réplique tirée du film Pierrot le Fou de Jean-Luc Godart…

Vivre le déconfinement avec le sourire et lire que Slim Chiboub a été arrêté pour harcèlement sexuel ! J’ai bien envie de rire. En fait, pourquoi s’en étonner, alors que ça se passe dans un pays où pour le plus futile des prétextes, il est possible d’arrêter et de mettre à l’ombre n’importe qui, sauf ceux qui du matin au soir nous répètent sans cesse qu’ils craignent Dieu et qui dans la pratique, font tout pour s’écarter de son chemin !

En plus, le chef du gouvernement nous promet des jours difficiles, et envoie Nizar Yaïch, son ministre des Finances, pour nous annoncer la bonne nouvelle : des mesures douloureuses qui devront sauver l’économie du pays ! Entre-temps, il n’y a pas plus heureux que le ministre du Transport et de la logistique Anouar Maarouf qui nomme à tour de bras, alors que les caisses de l’Etat crient faillite !

Où est la logique ? Ramadan mois de l’abondance et des envies, à défaut d’être celui de l’abstinence et du recueillement. Bourikta ya Ramadhan. Ce qui ne m’empêche pas de trouver regrettable cette énième querelle entre gouvernement et UGTT, alors que le contexte ne s’y prête guère.

Stop aux prélèvements, a averti Noureddine Taboubi à l’occasion de la fête du 1er mai. Il a raison le secrétaire général de l’UGTT : jusqu’à quand va-t-on continuer à considérer les salariés comme les dindons de la farce ? Vu les enjeux, n’aurait-il pas mieux valu qu’Elyès Fakhfakh et Noureddine Taboubi parlent d’une seule voix ? Sinon, à quoi aurait servi alors la pandémie ? Quant à savoir si le 1er mai, les travailleurs avaient le coeur à la fête…

Vilipendée, diabolisée, menacée, mais toujours debout et plus que jamais vigilante et décidée Abir Moussi. Cela devrait sûrement rappeler à beaucoup le Paris libérée de Charles de Gaulle.

Mais que voulez-vous, dans un contexte qui fait la part belle aux apprentis politiciens dont l’unique référentiel reste l’opportunisme le plus débridé, la présidente du PDL mérite tout le respect.

Je suis sûr que nombre d’entre vous partagent avec moi ce sentiment. Et dire que je croyais naïvement que le coronavirus allait secouer les consciences endormies !

Erreur. Bassesse, vulgarité et autres insanités chez les députés, et le meilleur est à venir !

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