Cette gauche « Lablabi » qui nous manque tellement !

Lablabi Gauche Tunisie

Il y a eu la gauche caviar en France ; nous avons nous autres, en Tunisie. Notre gauche lablabi, et c’est une fierté nationale.

Malgré tous leurs déboires et toutes leurs crises existentielles, les Tunisiens aiment bien les gens de gauche sans jamais les porter en haut de l’affiche. Jamais assez pour avoir leur mot à dire et peser.

Gauche lablabi avec un oeuf ou sans, mais jamais sans le torchi et le citron pressé. C’est vous dire ! Incarner l’espérance, et ne jamais toucher le graal…

La fibre sociale, tout ce que compte le pays de politiciens vous diront qu’ils l’ont dans le sang, pour mieux tromper tout leur monde. L’égalité, mais bien sûr qu’ils la portent en eux, pour mieux berner. Et de Bourguiba à Ben Ali, les gens de gauche vous diront que c’est le combat de toute une vie…

Complètement muette, la gauche tunisienne qui, à chaque occasion perdue, nous rechante l’Internationale pour se redonner du courage. Mondialisation, couffin de la ménagère et pain du peuple.

Un avenir largement compromis

Terrassé par ses propres divisions, le Front Populaire, avant de l’être par ses adversaires. Ses composantes seraient-elles condamnées à évoquer le passé militant lointain et proche, pour mieux tirer un trait sur un avenir largement compromis ?

Une chose est sûre : il y aura toujours en Tunisie une gauche pour défendre tous les mal-payés, les mal-nourris, les mal-logés et les mal-barrés de la vie.

Chiche, on devrait nous envier notre lablabi national. Et je suis sur que du coté de Mnihla, là où habite le raïs, il y a bien un chez je ne sais qui, pour vous servir une Sahfa min idik limlah, et avec les compliments de son excellence…on peut toujours imaginer une gauche réconciliée avec elle-même, d’un programme commun.

Encore faut-il qu’il y ait des leaders genre Mitterrand pour rassembler. Rassembler, comme si cela relevait de l’impossible.

Il ne faut pas vous demander pourquoi le pays est en pré-faillite. I suffit pour cela de flâner dans ses rues, de prendre le bus, de monter dans un train, de fréquenter n’importe quel espace public, de circuler dans votre voiture, ou tout simplement de héler un taxi. Et vous aurez vite constaté l’ampleur du désastre.

Il ne faut pas vous demander pourquoi les poux et la gale sont de retour à l’école. Parce que vous allez être transportés quelques décennies en arrière. Il ne faut pas vous fatiguer à toujours vous demander pourquoi…Voilà, j’ai terminé, pour l’instant.

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