L’ARP, la prochaine boussole des sit-inneurs en Tunisie

sit-inneurs - l'économiste maghrebin

Alors que le Chef du gouvernement chargé de la formation du gouvernement Habib Jemli n’a pas encore constitué son gouvernement. Et que l’Assemblée des représentants du peuple (ARP)  n’a même pas approuvé l’équipe ministérielle, les sit-inneurs veulent faire entendre leur voix.

Alors que le mois de janvier s’approche à grands pas et que les mouvements sociaux n’ont pas encore repris. Des  jeunes issus du gouvernorat de Kasserine, en sit-in depuis près d’un mois devant le parlement, ont escaladé mercredi le grillage de la clôture du Palais du Bardo.  Et ce, dans une tentative d’entrer de force à l’intérieur de l’enceinte. La protestation est allé jusqu’à la menace de l’auto-immolation collective.  Une scène de ces sit-inneurs  rappelle bien d’autres…

Le choix du lieu de la protestation n’est pas anodin. Car, souvent les sit-inneurs  choisissent de se lancer dans des sit-in ouverts au siège d’un tel ou tel ministère. Mais, cette fois,  c’est le pouvoir législatif qui est directement visé. Ces jeunes chômeurs originaires du gouvernorat de Kasserine ont choisi la place du Bardo pour le sit-in. Ce n’est plus au pouvoir exécutif (président de la République et présidence du gouvernement) que les protestataires s’adressent. Convaincus qu’ils sont que le pouvoir législatif est seul capable de satisfaire leurs revendications.

Ces jeunes semblent également comprendre que les prérogatives du Président de la République ne lui permettent pas de booster l’emploi et la croissance.  D’ailleurs, les jeunes ont dénoncé le peu de cas que le parlement et plus particulièrement les députés de Kasserine accordent à leurs revendications. Le désespoir de ces jeunes est un rappel à l’ordre à l’ARP.

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