L’UGTT solidaire avec le collectif de défense de Belaïd et Brahmi

collectif de défense de Belaid et Brahmi - l'économiste maghrébin

Le bureau exécutif de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a condamné jeudi « l’agression par les forces de sécurité de plusieurs avocats observant un sit-in au palais de justice. Y compris des membres du collectif de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi ».

Sur un ton sévère, le bureau exécutif condamne l’agression, dans un communiqué publié hier 19 septembre. Il s’agit d’une violation de l’intégrité du tribunal. Elle constitue également une atteinte à l’inviolabilité et à la dignité des avocats. D’ailleurs l’UGTT se prononce pour des poursuites à l’encontre des agresseurs. Elle revendique également de demander des comptes à « celui qui a donné l’ordre ». Et plusieurs vidéos ont circulé sur les réseaux sociaux montrant l’agression.

L’UGTT affirme son soutien aux avocats « devant le refus de certaines parties de révéler la vérité sur les assassinats et le classement du dossier relatif à l’appareil secret ».

Le bureau exécutif de la centrale syndicale a renouvelé sa demande au Ministère public et aux instances judiciaires d’écouter les demandes du collectif de défense. Il est à rappeler que l’Union générale tunisienne du travail s’est constituée partie civile dans l’affaire des deux assassinats.

De ce fait, la centrale syndicale rappelle son engagement quant à l’instauration de l’Etat de droit et de l’égalité. Elle exprime également son intransigeance quant à l’indépendance de la justice.

Une affaire qui ne date pas d’hier

Rappel des faits. Le collectif de défense accuse le Ministère public d’avoir violé le devoir de neutralité sur le dossier appelé « l’appareil secret ». Le collectif a entamé un sit-in au Tribunal de première instance de Tunis 1 pour exiger que ce dossier suive son cours et soit déféré à la justice.

En réponse aux accusations d’agression, le ministère de l’Intérieur a indiqué de son côté dans un communiqué que le procureur du Tribunal de première instance de Tunis 1 a demandé jeudi matin l’intervention des unités de sécurité pour évacuer environ 20 avocats de la défense des martyrs Chokri Belaïd Mohammed Brahmi qui ont fait irruption dans son bureau.

Lors de son intervention sur Elhiwar Ettounsi, l’une des membres du comité de soutien a indiqué que le Ministère public refuse d’auditionner des membres du mouvement Ennahdha et ce malgré plusieurs documents à l’appui présentés par le comité. Par ailleurs, elle avance que le comité va suivre d’autres pistes judiciaires si le Ministère public n’intervient pas.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here