Présidentielle 2019 : retour sur la candidature d’un brigadier-chef

Présidentielle 2019- l'économiste maghrébin
Le brigadier-chef, Fathi Khemais Krimi dépose sa candidature à la Présidentielle au siège de l'ISIE

La candidature du brigadier chef, Fathi Khemais Krimi, à la Présidentielle ne passe pas inaperçue à plus d’un titre.

A peine l’ISIE a-t-elle ouvert ses portes au dépôt des candidatures à la Présidentielle 2019, que la polémique commence. D’abord, la profession de Fathi Khemais Krimi ne lui permet pas de se présenter aux élections. Faisant partie, du corps armé, la loi interdit strictement la candidature à la présidentielle de cette catégorie professionnelle.

Ensuite, la manière avec laquelle, le candidat s’est présenté au siège de l’ISIE lui a valut d’être la risée des réseaux sociaux avec sa cravate mal arrangée.

Enfin, une autre question interpelle. En connaissance de toute les lois qui portent sur la candidature à la Présidentielle et aux législatives, l’ISIE, au moment du dépôt du dossier, aurait pu intervenir pour rejeter le dossier pour vice de fond, chose qui n’a pas été faite.

D’ailleurs, ce fait rappelle une autre polémique à savoir le droit des forces de l’ordre au vote. Un sujet qui a suscité  une levée de bouclier entre la société civile quelle soit étrangère ou local et l’Assemblée des représentant du peuple.  L’Assemblée des représentants du peuple a clôturé le  débat en amendant la loi  électorale pour permettre aux forces armée de voter.

Si le droit de vote des forces armées a suscité toute cette  polémique. Que dire alors d’un chef brigadier qui aspire à la Présidentielle en 2019. D’ailleurs, la réponse du ministère de l’Intérieur n’a pas tardé. Le chef brigadier est désormais suspendu et son équipement professionnel lui a été confisqué. Ainsi, le ministère de l’Intérieur vient de mettre fin à une candidature fantaisiste qui transgresse la loi électorale.

Ce fait inédit pourrait ouvrir le débat sur le droit des forces armées à se présenter aux élections. Les défenseurs de « leurs droits » pourraient dire qu’il s’agit de Tunisiens qui devraient jouir de leurs droits. D’autres pourraient se dire que vu la spécificité de leurs activités professionnelles, il leur est interdit d’exercer toute activité politique.

Attendons voir.

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