Cours gratuits à Holberton School à Tunis : tous les détails

holberton school - l'économiste maghrebin
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La Holberton School, l’école d’ingénieurs de la Silicon Valley ouvre sa première école à Tunis, en septembre 2019.

En effet, Julien Barbier et Sylvain Kalache ont fondé Holberton School en 2016. Son objectif principal est de résoudre une problématique majeure, non seulement pour les entreprises, mais également pour les étudiants. Il s’agit de la pénurie des métiers et le coût parfois élevé des études. Lors d’une conférence de presse tenue à la résidence de l’ambassadeur de France en Tunisie, aujourdhui, 10 juillet,  Neila Benzina, la fondatrice de Holberton School Tunis a annoncé cette nouvelle.

Pour une rencontre heureuse entre l’université et l’entreprise

Lors de son intervention, la fondatrice a fait savoir que l’école œuvre, entre autres, pour un rapprochement intime entre la formation universitaire et les besoins des entreprises. Cet objectif est à réaliser à travers un parcours d’enseignement qui se base principalement sur la pratique.

Ainsi les trois axes du travail sont l’agilité, la flexibilité et le pragmatisme afin de satisfaire les besoins des entreprises. D’ailleurs, il s’agit de former des ingénieurs pour les métiers de demain.  Pour réaliser cet objectif, des mentors des plus grandes entreprises de la Silicon Valley prendront soin de l’accompagnement et du conseil pour les étudiants. Les formateurs sont issus de sociétés de renom. D’ailleurs, les premiers élèves de la Holberton School ont ainsi rejoint Google, Apple, Amazon, Linkedin ou encore Telsa.

Ces ingénieurs vont répondre aux exigences d’un marché de travail en pleine mutation.  Autre axe de travail est l’inclusion. D’ailleurs,  une fois diplômés, ils n’auront aucun souci pour l’accès au marché de l’emploi.

Quelle valeur ajoutée pour Holberton School ?

De son côté, Julien Barbier a affirmé lors de son intervention que l’idée de la fondation de l’école trouve son origine dans les difficultés de recruter des informaticiens hautement qualifiés, qui puissent répondre au marché du travail à l’échelle internationale  et même en Tunisie.

Pour lui, la pédagogie adoptée à l’école est révolutionnaire. Cette méthode s’articule sur  la pratique. D’ailleurs, il est question de collaboration entre les étudiants.

Les deux années d’étude sont bel et bien gratuites jusqu’à ce que l’étudiant trouve son premier emploi.  Dès l’obtention du premier emploi, l’étudiant paye à l’école 17% de son salaire annuel pendant trois ans.  Si l’étudiant trouve un emploi dont le salaire est inférieur à 1100 dinars, il ne paye pas. Ainsi le paiement commence suite à l’obtention d’un salaire qui dépasse 1100 dinars.

Aucune connaissance n’est requise pour suivre les cours. La sélection des étudiants se fait à travers leur capacité d’apprendre, leur motivation et leur persévérance. « Il n’existe pas d’études préliminaires requises », lance-t-il.  La sélection des étudiants se fait à travers une plateforme en ligne qui décide d’elle-même sans intervention humaine d’après l’intervenant.

Et les critères de sélection ?

Suite à la sélection finale, l’école informe tous les étudiants des résultats des admissions qu’ils soient positifs ou négatifs.  En effet, les étudiants peuvent venir d’autre carrières professionnelles ou carrières universitaires qui n’ont rien à voir avec l’informatique et les TIC. «  L’avenir de l’Afrique est digital et la Tunisie est l’un des leaders de cette révolution digitale », estime-t-il.  Actuellement, l’école forme 150 étudiants dans ses différentes écoles aux Etats-unis.

Pour l’école de Tunis, la direction prévoit de commencer avec 30 étudiants par promotion, avec trois rentrées par an. Dans le même cadre, l’intervenant a affirmé que l’école opte pour une formation accessible à tout le monde.  Afin d’illustrer son idée, il a affirmé que  la tranche d’âge des étudiants de l’école aux Etats-unis est de 18 à 58 ans. 40% de ces étudiants sont les premiers de leur famille à suivre une formation supérieure.

Lors de son intervention, l’ambassadeur de France à Tunis, Olivier Poivre d’Arvor a affirmé que ce projet a une importance capitale pour l’employabilité des jeunes. Tout en affirmant que la Tunisie connaîtra des élections historiques, il rappelle que l’enjeu majeur demeure économique.

 

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