El Maestro inspiré d’une histoire vraie : rencontre avec Lassaâd Oueslati

El Maestro
Le feuilleton El Maestro inspiré d'une histoire vraie

Inspiré d’une réalité, le feuilleton “ El Maestro ” est un vrai instantané d’émotion sans aucune prétention. Il s’agit de l’histoire d’enfants, de 12 à 17 ans, blessés par la vie.

El Maestro nous livre un message profondément tragique d’une réalité qu’on n’a pas envie de voir. Chanter pour se construire et retrouver l’estime de soi. Tel est le message qu’a voulu véhiculer Ahmed El Hafiane dans le rôle de Hatem. Un musicien virtuose qui anime un club de musique dans un centre de redressement pour mineurs.  

Reconstruire sa vie à travers la musique. L’histoire commence avec le musicien Riadh Fehri, quand il décide de se rendre dans ce type d’établissement de rééducation. Il y apprend à ces enfants blessés par la vie, à chanter et à jouer d’un instrument. Séduit par le projet, le réalisateur Lassaâd Oueslati, nous parle en marge d’un événement organisé par le Media Up, de la trame d’El Maestro.

Par ailleurs, il précise que le déclic est venu lorsque Riadh Fehri lui a raconté son expérience dans l’établissement de rééducation. « Ce qui m’a permis de discuter avec 150 enfants pour lesquels la vie n’a pas été facile. Vous savez, certains d’entre eux étaient obligés de voler pour nourrir leurs familles. D’autres, ce sont les parents qui les ont poussés à commettre des crimes et à voler », dit-il.

Le système éducatif est en panne ! 

A travers leurs récits, Lassaâd Oueslati soulève l’importance de la parole. Il indique : « Je n’avais plus envie de faire seulement un feuilleton. Je me sentais responsable et engagé pour dire qu’il y a une autre Tunisie qu’on n’a pas forcément envie de voir. Mais qui est bel et bien là. Aujourd’hui, le système éducatif est en panne et on doit se poser des questions. Pourquoi y a-t-il autant d’abandon scolaire ? »

Il conclut : « Même si ces enfants ont certes commis des fautes, on ne devient pas un criminel du jour au lendemain. Car c’est le système qui l’a malheureusement imposé. Et c’est cette Tunisie qu’on ignore. Et il est important qu’il y ait cette prise de conscience de nous tous, pour construire un avenir radieux aux générations futures. »

Aujourd’hui, le constat est amer. Le nombre des décrocheurs a dépassé en 2015 les cent mille élèves. Face à cet échec, aucune solution n’est envisagée. Et les inégalités dans le système éducatif se creusent de plus en plus, depuis plus de vingt ans.  

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