Projet d’appui à l’enseignement de la langue anglaise

Hatem Ben Salem, Louise De Sousa et Robert Ness

De nos jours, la maîtrise de la langue anglaise, outre l’arabe et le français, est un atout considérable. Tant et si bien que l’année prochaine, elle sera enseignée à partir de la quatrième année primaire. C’est l’un des points soulevés lors de la Conférence nationale sur l’enseignement de la langue anglaise dans les écoles tunisiennes.

Présent lors de la conférence, Hatem Ben Salem, ministre de l’Education, a souligné : « La présence aujourd’hui d’autant de personnes, leur engagement en faveur de l’enseignement des langues, c’est-à-dire de l’ouverture sur l’autre, est la meilleure réponse que nous puissions donner à ceux qui ne sont intéressés que par la destruction et la mort ». Il ajoute que l’apprentissage des langues est primordial pour l’avenir de nos enfants.

La langue anglaise est un atout essentiel

Évoquant le projet en question, une plateforme sera opérationnelle dès la semaine prochaine. Elle permettre de former les enseignants du primaire à l’anglais pour les mettre à niveau. Ce projet vise à soutenir le ministère de l’Education dans la réalisation de sa stratégie et se concentrera sur anglais L'Economiste Maghrébinl’amélioration des compétences linguistiques en anglais, des compétences de base et de la pédagogie.

Il ajoute dans le même contexte qu’apprendre très tôt les langues aux enfants, c’est justement le pari qu’a pris la Tunisie pour être à la pointe de l’enseignement. 

De son côté, l’ambassadrice du Royaume-Uni, Louise de Sousa, a mis l’accent sur l’importance de l’apprentissage de l’anglais. Elle souligne : « L’économie globalisée et digitalisée utilise l’anglais comme langue véhiculaire. Il est donc vital que nos enfants, qui seront les compétences de demain, puissent avoir accès très tôt à l’apprentissage de la langue anglaise« . 

 

 

1 COMMENTAIRE

  1. L’anglais ne sera plus un atout si important que cela à l’avenir dans la mesure où cette langue va voir son poids géopolitique s’effondrer en Europe. En effet, l’anglais disparaîtra des institutions européennes en 2019 car l’Irlande a choisi l’irlandais comme langue de communication avec l’UE et Malte le maltais. Seul le Royaume-Uni a choisi l’anglais. Cela signifie que lorsque ce pays sortira de l’UE, l’anglais perdra automatiquement son officialité, et ceci au regard des textes en vigueur (un pays, une langue). Cette disparition est d’autant plus logique que, dans la nouvelle Union européenne qui naîtra le 30 mars 2019, le poids géopolitique de l’anglais sera quasiment nul. Il ne sera plus la langue de communication d’aucun pays et ne sera parlé en tant que langue maternelle que par cinq millions d’habitants (les Irlandais). Il aura ainsi moins de locuteurs de langue maternelle que le hongrois ou le slovaque et a donc vocation à disparaître. Et le français est très bien placé pour reprendre le flambeau. Dans une dépêche de l’AFP publiée dimanche dernier, il est mentionné que 80% des employés de la Commission européenne connaissent déjà le français. Ainsi, la disparition de l’anglais profitera fortement au français, qui deviendra mécaniquement la langue véhiculaire au sein des institutions européennes, et par ricochet celle des Européens, car les trois capitales de l’Europe (Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg) sont francophones et de nombreux pays européens font partie de l’Organisation internationale de la Francophonie ou veulent en faire partie. Voir la jolie carte suivante :
    https://www.francophonie.org/IMG/pdf/carte_francophonie_mai_2017.pdf

    L’enseignement du français va ainsi fortement se développer en Europe et, par ricochet, dans les zones limitrophes de l’Europe. L’anglais, quant à lui, sera définitivement marginalisé en Europe, tant par le retrait du Royaume-Uni de l’UE que par la politique isolationniste de M. Trump.

    Le retour en force du français va également reposer sur les deux éléments géopolitiques suivants :

    1) Le nombre de locuteurs du français dans le monde ne cesse d’augmenter et atteindra 700 millions en 2050, entre autres du fait de la démographie africaine et des progrès de la scolarisation. Peu de gens savent, par exemple, que le pays francophone le plus peuplé au monde n’est plus la France mais la République démocratique du Congo, avec 85 millions d’habitants (180 millions en 2050).

    2) Selon l’institut de conjoncture économique allemand de Cologne, la France supplantera l’Allemagne sur le plan économique au plus tard en 2035, grâce à sa croissance démographique. Cette enquête montre également que la population française devrait atteindre la barre des 78,9 millions d’habitants à l’horizon 2050 alors que celle de l’Allemagne ne dépassera pas 71,4 millions d’habitants :
    http://www.jeuneafrique.com/Article/ARCH-LIN25027parisnenilr0.xml/

    Le français va ainsi acquérir beaucoup plus de prestige, avec toutes les conséquences positives que l’on imagine sur son enseignement et même sur le budget des pays francophones. Car je rappelle que l’hégémonie actuelle de l’anglais en Europe rapporte dix milliards d’euros par an au Royaume-Uni. Voir l’entretien du professeur Grin :
    https://www.letemps.ch/societe/2005/06/22/anglais-mauvaise-solution

    Ces dix milliards, ce serait bien que ce soit les pays francophones qui les reçoivent à l’avenir.

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