Ettakatol établit sa feuille de route pour une sortie de crise

Ettakatol L'Economiste Maghrébin

Le parti Ettakatol dresse un état des lieux de la situation politique en général. Selon l’évaluation du parti, les élections de 2014 ont aggravé l’inflation.

En clair, l’inflation est passée à 7,5% en août 2018, contre 5% points en 2017, soit une hausse de deux points. La situation est donc de plus en plus fragile, avec un pouvoir d’achat en baisse. De plus, le taux de change s’est détérioré de 40% et l’endettement est passé de 50% à plus de 70%.

Évoquant les grandes difficultés d’investissement en Tunisie, le parti a mis l’accent sur les principales causes, à savoir : la bureaucratie, l’instabilité politique et la  corruption. Alors que l’absence des réformes et la guerre fantôme contre la corruption ont aggravé la situation socio-économique, a souligné le parti. 

Ettakatol : « L’opportunisme ne fait que servir des intérêts propres et non l’intérêt des citoyens »

La question se pose toujours : comment évaluer un système de gouvernement qui, à ce jour, n’a pas  complété la mise en place des institutions constitutionnelles ? Selon le parti Ettakatol, les attentes politiques et l’opportunisme des uns et des autres les ont rendues tremblantes et absentes et ne servent en aucun cas l’intérêt public. « Cette majorité a également contribué à saboter ce qui a été réalisé, notamment l’élection du président de l’ISIE. »  

En l’absence d’élection du président ainsi que les trois membres de l’ISIE, Ettakatol se demande si elle pourra ainsi, dans sa situation actuelle, réussir les élections. La question demeure sans réponse. 

Au delà d’un état des lieux, quelles sont donc les solutions ? 

Cependant, le système actuel de gouvernance ne peut en être conscient et agir pour le bien des Tunisiens. Le communiqué précise : « Cette majorité doit œuvrer à stopper l’hémorragie à tous les niveaux et garantir les prochaines élections de 2019. » 

Or pour atteindre ces objectifs, le parti préconise comme suit : 

  • La mise en place de la Cour constitutionnelle, qui devrait se faire loin des querelles partisanes.  A la majorité des deux tiers des membres de l’ARP, afin d’assurer le maximum d’efficacité et de neutralité aux membres nommés par le Conseil;
  • Accélérer l’élection du président de  l’ISIE;
  • Soutenir les organes constitutionnels afin qu’ils puissent jouer leur rôle;
  • Stopper l’hémorragie sur le plan financier et économique, en particulier la baisse du dinar et de l’inflation en contrôlant la balance commerciale;
  • Préserver le service public et les systèmes de production existants en modifiant les priorités;
  • S’éloigner des effets d’annonce, à savoir l’utilisation sélective de certains indicateurs, pour tromper et peaufiner l’image et la réalité vécue par les utilisateurs.

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