La guerre des symboles masque la réalité

Pour faire face à la crise économique que connaît le pays, ne faut-il pas prévoir une fois de plus un remaniement ministériel ? Après les résultats des municipales, le mouvement Ennahdha essaie de redorer son image auprès des “modernistes”. Va-t-il réellement changer?   

Leila Chettaoui, députée du bloc parlementaire Machrou3 Tounes, déclare à ce propos: “A mon avis, ce n’est qu’une mise en scène. Les dirigeants d’Ennahdha vont se recentrer de nouveau sur leur projet idéologique, celui des Frères musulmans.”

Elle poursuit: “Ce qui intéresse le plus les Nahdhaouis, c’est d’être la première formation politique du pays. Dans ces conditions, ils sont prêts à tout. D’où le changement de look, les nominations qui procurent un coup de jeune au parti islamiste, tout y passe… Quant à Nidaa, ils sont à côté de la plaque et cela n’augure rien de bon.”

Et d’ajouter: “Aujourd’hui, nous sommes à la fin d’un montage qui s’écroule comme un château de cartes. Ce n’est pas le dérivé d’un processus naturel.”

Evoquant la possibilité de remplacer le chef du gouvernement par une femme, Mme Chettaoui conclut: “Le pays a besoin plus que jamais à la fois d’un visionnaire et d’un bon économiste. Or proposer une femme à la tête du gouvernement pour mieux se voiler la face, ne résout rien. Ils sont en train de jouer avec la femme tunisienne et ils n’ont qu’une idée en tête, c’est de détruire l’œuvre du leader Habib Bourguiba. Son message est qu'”il ne faut pas jouer avec la femme tunisienne, elle n’est pas une alternative à des desseins cachés. Ces personnes ne font que brûler la chandelle par les deux bouts. Elles sont dépourvues de valeurs. Pour citer le leader Bourguiba, il disait bien: Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis”. A bon entendeur…

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Publié le 17/05/2018 à 13:51

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