Noureddine Taboubi : l’UGTT n’est pas intéressé par le pouvoir

UGTT

L’empreinte de l’UGTT est bel et bien claire dans le projet de loi de finances 2018 déclare Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT).

Dans le cadre de la commémoration du 65e anniversaire de l’assassinat du leader et syndicaliste Farhat Hached, Noureddine Taboubi a indiqué que  le poids de l’UGTT  dans la balance gouvernementale n’est plus à prouver : à preuve, les appels de la Centrale syndicale à la réforme de l’école publique, la santé et les  caisses sociales ont bien été entendus et sont en cours d’application.

Sur un autre volet, il a indiqué qu’il n’est pas logique qu’un quart des recettes fiscales proviennent des salariés. De même, il a rappelé que la Centrale syndicale demeure fermement contraire à la privatisation  des entreprises publiques.  Il soutient également que le modèle de développement n’a pas subi de changement après la révolution. “Sept ans après la révolution nous utilisons encore un modèle de développement qui a prouvé son échec  pendant ce dernier demi-siècle”, dit-il.
Que faut-il faire face à la situation économique actuelle ? A cette question le secrétaire général de la Centrale syndicale considère qu’il faut mettre en place un nouveau modèle de développement.  Les salariés sont la classe qui a été touchée de plein fouet après la révolution. Malgré leurs sacrifices, les travailleurs n’ont pas vu leur situation matérielle s’améliorer, regrette-t-il.

Noureddine Taboubi appelle au partage des sacrifices

Dans la même perspective, Noureddine Taboubi a appelé à un meilleur partage des sacrifices entre toutes les  catégories sociales. D’après lui, travailleurs et salariés ne doivent pas assumer à eux seuls les sacrifices et les mesures douloureuses.

Évoquant la relation de la Centrale syndicale avec le pouvoir, Noureddine Taboubi a fait savoir que l’UGTT n’a pas d’ambition politique et ne veut pas accéder au pouvoir ” Cependant cela ne nous empêche pas d’intervenir dans les affaires politiques du pays”, a-t-il fait savoir. ” Les affaires politiques nous concernent en tant que citoyens et en tant que tels nous avons le droit de donner notre avis tout en restant vigilants”.

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Publié le 04/12/2017 à 16:22

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