Le Zimbabwe et nous

Zimbabwe

Le Zimbabwe sort à son tour d’une longue dictature. Il devra s’ouvrir au commerce mondial. Les opérateurs tunisiens ont tout à gagner.

Une bonne partie de l’actualité de la semaine écoulée s’est faite du départ du président du Zimbabwe, Robert Mugabe, et son remplacement par son vice-président, Emmerson Dambudzo Mnangagwa, qui a prêté serment à Harare, la capitale de ce pays qui sort d’une dictature de 37 ans.

Telle est la fin d’un des plus vieux (93 ans) tyrans d’un continent noir qui en a vu bien d’autres. Un tyran, comme tant d’autres, qui n’a non seulement confisqué le pouvoir mais aussi appauvri un pays qui a vécu sous une longue colonisation britannique : le taux de chômage est estimé à 90%.

Pour la majorité des Tunisiens, le Zimbabwe ne veut pas dire grand-chose. Sinon qu’il s’est libéré (en 1980) d’un modèle raciste avec une large domination blanche –l’ancienne Rhodésie- qui n’a rien à envier à celle qui a longtemps imité  l’Afrique du sud de l’Apartheid.

Le pays fait de plus partie de cette Afrique anglophone dont et nous ne savons pas grand-chose et avec laquelle nous ne commerçons que très peu.

Une évolution démocratique favorisant le commerce

Le Zimbabwe est pourtant un pays qui ne peut que nous intéresser. L’évolution qu’il a connu ces derniers jours est symptomatique d’une Afrique qui ne cesse de poursuivre sa mue.

Comme d’autres pays africains avant lui, le Zimbabwe s’est ouvert à la démocratie. En ambitionnant et en réussissant de mettre en place en lieu et place des dictatures d’hier des « sociétés ouvertes », pour reprendre une expression chère au philosophe autrichien Karl Popper. Où la démocratie a toute sa place.

Une évolution qui ne peut que nous intéresser effectivement. Dans la mesure où ce type de sociétés sont celles avec lesquelles il est des plus utiles d’entretenir des rapports de coopération. Une évolution démocratique entraîne presque toujours un vécu, par les pratiques et les lois, favorisant le commerce.

Une réelle tendance en Afrique où tout le monde, à commencer par l’Union Africaine (UA), veille au grain pour sanctionner les coups d’Etat et autres coups de force qui dévient des voies démocratiques.

La dictature de Mugabe n’a fait que misérabiliser un pays qui vaut le détour 

En témoigne la réaction, le 16 novembre 2017, du président guinéen, Alpha Condé, président en exercice de l’UA, qui a condamné fermement le coup d’Etat militaire, qui précédé la démission de Robert Mugabe, exigeant «Le retour constitutionnel au Zimbabwe».

Cela d’autant plus que dans ce cas d’espèce, celui du Zimbabwe, le pays devrait attendre logiquement que l’on commerce avec lui. Force est de constater que la dictature de Mugabe n’a fait que misérabiliser un pays qui vaut le détour : le taux d’inflation était estimé entre 2007 et 2008 à… 231 000 000%.

Le Zimbabwe est notamment un grand pays minier (or, platine, diamant, chrome,…). Sans oublier qu’il possède une agriculture des plus prometteuses. Surnommé, le grenier à blé de l’Afrique, le pays produit de grandes quantités de coton et de thé.

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