Hichem Ajbouni : la dégradation de la note souveraine était prévisible

Hichem Ajbouni, expert-comptable, membre fondateur du Courant démocratique  (Attayar),  estime  que la dégradation de la note souveraine de la Tunisie par  l’agence internationale de notation Moody’s pourrait s’accompagner d’une chute de l’intention d’investissement étranger.

hichemajbouniRappel des faits : l’agence internationale de notation Moody’s a dégradé la note souveraine de la Tunisie de Ba3 à B1 en maintenant les perspectives négatives, et ce, en raison de l’emballement des déficits budgétaires et courants, des dysfonctionnements dans le système fiscal et des retards dans le programme de mise en œuvre des réformes convenu avec le Fonds monétaire international (FMI).

Pour l’expert-comptable aucune réforme de fond  n’a été engagée jusqu’à présent, la lutte contre la corruption peine toujours : «   Ils se sont contentés d’arrêter quelques personnes uniquement or la lutte contre la corruption nécessite plusieurs préalables», dit-il  et de rappeler que les instances de contrôle ne disposent pas de liberté leur permettant d’agir en toute indépendance. De même, l’Instance de lutte contre la corruption dispose de très faibles moyens. Le pôle judiciaire financier quant à lui a  peu de juges, zéro logistique. A cet instar, il a rappelé que le projet de loi proposé par Attayar n’est pas passé et de s’interroger comment peut-on lutter contre la corruption en l’absence de tous ces préalables ?

De plus, pendant les derniers neuf mois, le déficit commercial s’est aggravé. Les réformes de fond concernant, entre autres, les caisses sociales et les entreprises publiques sont en panne.

De même, Hichem Ajbouni a fait savoir que la dégradation de la note souveraine peut réduire la confiance des investisseurs étrangers en l’économie tunisienne : «  Pour les investisseurs qui connaissent la Tunisie ils peuvent continuer à y investir en ignorant la dégradation de la note souveraine. Par contre, ceux qui ne connaissent pas la Tunisie vont rejeter toute idée d’investir en Tunisie, à la lumière de cette dégradation », fait-il savoir.

Comme solution, Hichem Ajbouni a suggéré de tenir compte des points soulevés par Moody’s afin d’éviter une aggravation de la dégradation de la note souveraine.
  

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