Liberté de la presse : beaucoup reste à faire!

Presse Tunisie

Quels sont les acquis de la liberté de la presse aujourd’hui? Où en sommes-nous? C’est dans ce contexte qu’un débat s’est ouvert durant  deux jours, les 15 et 16 mars, organisé par le Syndicat national des journalistes tunisiens, la LTDH, le syndicat tunisien des médias (STDM) en collaboration avec Journalist Support Committee ainsi que la Fédération tunisienne des directeurs de journaux.

C’est en cette journée que les professionnels des médias et les représentants des droits de l’Homme  se sont alliés pour poser un débat de fond : comment renforcer ce secteur et l’améliorer non seulement en Tunisie mais dans la région ?

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Une mobilisation qui va au-delà du secteur de l’information, mais qui touche tout le monde que ce soit en Tunisie ou ailleurs.

Rencontré lors de ce débat, Zouhair Latif, membre du Syndicat tunisien des médias (STDM) et un des organisateurs, a souligné que l’objectif de ce débat est un dialogue ouvert entre les professionnels, mais c’est aussi une occasion d’évaluer l’expérience des médias étrangers et quelles conclusions nous pouvons en tirer.

Il précise: « Nous avons voulu qu’il y ait un vrai dialogue, en posant des questions jugées essentielles,  à savoir sommes-nous sous l’influence des pouvoirs politiques et financiers ? Et encore, peut-on parler d’une vraie indépendance des médias  ? ».

Il ajoute, que durant les deux jours, plusieurs journalistes étrangers feront part de leurs témoignages, ceux qui ont couvert les zones de conflit.  » Quelles sont les mesures à  prendre pour protéger nos collègues à travers le monde ? », s’est-il interrogé .

On a souvent entendu dire que la liberté d’expression est un des principaux acquis de la Tunisie post-révolution, a affirmé Mehdi Ben Gharbia, ministre chargé des Relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et des droits de l’Homme. Il déclare: « Avant, on était classé à la 164e place. Aujourd’hui,  nous sommes remontés à la 96e place. Cela dit, il reste encore un grand chemin à faire ».

Il précise: « D’ailleurs, le gouvernement d’union nationale procède à une série de mesures pour les prochaines années, car nous estimons que pour réussir la pérennité démocratique, il faut que ce secteur soit à la fois fort et indépendant ».

Et d’ajouter: “ Nous travaillons à ce qu’il y ait un cadre juridique, en collaboration avec les différents corps de métier. Tout comme nous travaillons à la mise en place d’un nouveau code de presse, y compris la création du Conseil supérieur de la presse”.

D’après lui, les médias ont joué un rôle important dans la transition démocratique et la paix civile : “Il faut de l’auto-régulation dans ce secteur”, a-t-il dit, en concluant : « Je demeure toutefois optimiste que ce secteur a encore de beaux jours devant lui ».

 

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