SOS JOBS : retour sur trois success stories

Si le concept de success story se réfère à un projet ou une expérience réussie qui a fait ses preuves,  pour servir d’exemple à d’autres jeunes entrepreneurs, il n’en est pas de même pour le premier forum sur l’employabilité des jeunes « SOS JOB », organisé par l’Association tunisienne des Villages d’Enfants.

Surmonter les obstacles et exceller dans ses études en dépit de circonstances difficiles est digne d’une véritable success story pour les enfants SOS. Cet événement nous a permis de découvrir trois success stories.

C’est l’histoire de trois jeunes filles qui ont su braver toutes les difficultés. Armées de courage et de persévérance, l’excellence et la réussite les attendaient au bout du chemin. Ni les regards des autres, ni la peur de l’avenir n’ont pu entamer leur volonté de réussir.

Elle s’appelle Leïla, âgé de 29, issue du village SOS de Siliana où elle a été recueillie à l’âge de trois ans.  Après avoir obtenu la Licence fondamentale en éducation de l’enfant de l’Institut supérieur des cadres de l’enfant de Carthage Dermech et un Master en audiovisuel, voici qu’elle s’apprête à partir en Allemagne pour entamer une carrière professionnelle dans son domaine initial.

Cependant, « j’aurais aimé trouver un travail  dans mon pays », regrette-t-elle. Souriante, la jeune fille nous dit qu’au début elle n’avait aucun souci de dire qu’elle est issue de SOS, mais le regard de la société a fait qu’elle change de comportement et préfère ne pas le dire lorsqu’elle postule pour un emploi.

Sabrine, étudiante en master de recherche à l’Institut des Beaux Arts de Nabeul, a pu multiplier les expériences culturelles et artistiques à la fois pendant tout son parcours. Elle a même pu grâce à sa persévérance obtenir un stage au Maroc. Confiante et heureuse, elle croit en l’avenir et estime qu’elle a les mêmes chances que d’autres sur le marché de l’emploi. Cependant, « le regard de la société est une forme de violence d’après moi, les gens ne comprennent pas qu’il n’y a pas de différence entre eux et nous », s’insurge-t-elle.

Hanène est parmi les lauréats de l’Ecole d’ingénieurs où elle a obtenu son diplôme. Malgré une période de chômage, notre interlocutrice ne baisse pas les bras et multiplie les formations en essayant d’améliorer ses compétences pour une meilleure employabilité.

Ainsi,  ces jeunes ont bel et bien fait leurs preuves et méritent d’accéder au marché de l’emploi par la grande porte. La directrice du village a affirmé à leconomistemaghrebin.com qu’en général, les enfants des villages SOS n’ont pas de problèmes particuliers pour trouver un emploi. «  Ce sont les problèmes de tous les diplômés », constate-t-elle. Mais dans le même contexte, elle a fait savoir que malgré l’aide de l’Etat et les associations, l’association a encore besoin de dons et d’aide pour subvenir aux besoins de ses résidents. Elle a espéré une meilleure employabilité pour les jeunes du village « car à partir de 23 ans l’enfant devrait être autonome et rester autonome financièrement mais malheureusement pour le moment nous continuons à assister des enfants  après l’âge de 23 ans, ce qui veut dire plus de charges et de dépenses », conclut-elle.

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