Emploi : Toumouh Job Centers, c’est parti

projet du budget de l'Etat

L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) a lancé le réseau Toumouh Job Centers simultanément à Kairouan, Sidi Bouzid et à Gafsa, lors d’un point de presse tenu aujourd’hui, 16 décembre à la Maison de l’Entreprise. 

Le projet se veut un point de rencontre entre les besoins de l’entreprise et ceux des demandeurs d’emploi. Le centre, par le biais d’un conseiller en emploi, va assister les demandeurs d’emploi et les orienter selon leurs profils  et leurs aspirations. Le projet a été lancé avec un appui  du Fonds pour la formation et la promotion de l’emploi des jeunes (GIZ).

Une vidéo-conférence a été  faite pour assurer une liaison directe avec Toumouh Job Centers de Kairouan et Toumouh Job Centers de Sidi Bouzid.

Présent à Sidi Bouzid, Majdi Hassen,  directeur exécutif de l’IACE, est revenu sur une étude préparée par l’IACE expliquant le chômage par l’inadéquation entre le système éducatif et les besoins des entreprises, ce qui fait qu’il existe des entreprises qui peinent à trouver les compétences dont elles ont besoin et des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur englués dans le cercle infernal du chômage.  Pourtant, il existe 145 mille postes vacants à pourvoir auprès des entreprises qui devraient faire l’effort de former ces jeunes selon le profil recherché, avec l’aide de l’Etat.

Présente sur les lieux à la filiale de Kairouan, Sayida Ounissi, secrétaire d’Etat à la Formation professionnelle, chargée de l’Initiative privée a salué l’initiative, a  indiqué que le partenariat entre le secteur privé et celui public avance et qu’il n’est pas possible d’élaborer la politique publique sans prendre en considération le secteur privé. Elle a rappelé que le rôle principal revient à l’Etat  mais il serait souhaitable que le secteur privé appuie les efforts de l’Etat.

Le président du Centre de plaidoirie, Mohamed Bridâa a abondé dans le même sens affirmant que la problématique de l’emploi ne peut être résolue sans le concours du secteur privé car les efforts déployés par l’Etat ne seront jamais suffisants.

Le vice-président de l’IACE, Walid Bel Hadj Amor , a quant à lui indiqué qu’un certain nombre  d’entreprises se trouvent dans l’obligation d’abandonner des projets faute de compétences adéquates, dénonçant le système éducatif qui est à revoir, selon lui.


Le vice-président de l’IACE a conclu en  appelant les écoles et les universités à s’inspirer de l’initiative Toumouh Job Centers et de prendre en considération les besoins des entreprises.

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