Gestion publique : 3241 irrégularités observées en 2015

Présenté pour la première fois lors d’un point de presse, organisé ce matin, le rapport annuel du Haut Comité du Contrôle Administratif et Financier (HCCAF)  a fait ressortir qu’au titre de l’année 2015, 77 rapports de contrôle ont été compilés dont 10 ont été traités pour la première fois et 67 dans le cadre du suivi de la mise en œuvre des recommandations antérieures.

Présents à cette rencontre, Kamel Ayadi, président du HCCAF et Imen Essid, juge financière chargée de mission auprès du Comité, ont indiqué que ce rapport a recensé 3241 observations portant sur des insuffisances, irrégularités et fautes de gestion, faisant l’objet de 1446 recommandations pour les corriger et prendre des mesures nécessaires à leur égard.

A l’issue de ces travaux, les opérations de suivi ont démontré que 75% des irrégularités ont été corrigés, ce qui traduit la contribution de cette instance en matière d’amélioration de la gestion publique et sa résolution, à assister les gestionnaires pour pallier les insuffisances et combler les lacunes constatées par les corps de contrôle.

Dans ce sens, le Comité a constaté, pour 2015 et les années précédentes,  que plusieurs structures réagissent positivement aux recommandations par la prise de mesures pour rectifier les anomalies relevées et qu’en revanche, certaines autres structures font preuve de réticence à corriger les fraudes et à mettre en œuvre les recommandations du Comité.

Toutefois, le rapport s’est focalisé sur les travaux de suivi des rapports de contrôle pour l’exercice 2015, les activités du HCCAF en matière de coordination des interventions des organes de contrôle général et des inspections ministérielles ainsi que dans le domaine de la coopération internationale et du partenariat, et les recommandations générales émises par le Comité.

S’agissant des recommandations, elles sont réparties selon le cas en recommandations à caractère organisationnel et procédural et recommandations générales visant à contribuer au développement de la gestion publique.

A cette occasion, M. Ayadi a précisé que le contrôle efficace contribuerait à la maîtrise des ressources et  permettrait d’orienter la gestion aux objectifs fixés. Pour cette raison, il est temps, selon ses dires, de réformer le système de contrôle administratif  et de multiplier les efforts pour la promotion de ce système.  Sachant que le contrôle et le suivi constituent, selon ses dires, un facteur important de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.

Néanmoins et malgré l’importance de ce système, le premier rapport du HCCAF présenté aux médias est amputé des statistiques, notamment en ce qui concerne le nombre de rapports de contrôle transmis à la justice. Il manque également des précisions au niveau des secteurs et des institutions les plus touchés par des irrégularités ou autres…Des manquements qui restent même après la tenue de cette conférence sans aucune réponse de la part des représentants du Comité.

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