Santé : le bras de fer continue entre le syndicat et le ministère

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Le bras de fer entre la Fédération générale de la santé, qui relève de l’UGTT, et le ministère de la Santé n’est pas près de finir. Et ce, depuis la nomination du médecin militaire Chokri Tounsi à  la tête  de l’hôpital Habib Bourguiba de Sfax; à cela s’ajoute la non-application d’un procès-verbal concernant un certain nombre de revendications.

La Fédération générale de la santé a appelé à une journée de colère, aujourd’hui 25 avril, devant le ministère de la Santé à Tunis et ce pour protester contre « la militarisation du service public » et la « non-application du procès-verbal entre le ministère et la fédération ».

Kamel Sassi, secrétaire général adjoint de la Fédération générale de la santé présent sur les lieux, a affirmé la participation de centaines de syndicalistes venus du Grand-Tunis et d’autres gouvernorats pour exprimer leur colère. D’après notre interlocuteur, ce rassemblent est une réponse aux « attaques faites contre l’action syndicale à Sfax ».

Il s’agit de l’arrestation de cinq syndicalistes de l’hôpital en question, sur fond d’exercice de leur activité syndicale qui consistait à lutter contre « la militarisation du service public », d’après la même source.

Par ailleurs, les protestataires revendiquent l’application du procès-verbal signé le 5 septembre 2015 qui stipule la gratuité des soins, les promotions… procès-verbal qui n’a pas encore vu le jour, d’après notre interlocuteur.

Concernant les prochaines étapes, le syndicat fera de son mieux pour éviter aux citoyens des problèmes éventuels à cause de la grève et fera de la grève son dernier recours . « Cependant, nous sommes sûrs que le ministre de la Santé nous obligera à recourir à la grève », affirme-t-il.

Il est à rappeler que le ministre de la Santé Saïd Aïdi a affirmé, lors de son passage sur  une chaîne TV privée, qu’il campait sur ses positions et qu’il était hors de question d’annuler la nomination de Chokri Tounsi. Le 7 avril 2015, le nouveau directeur de l’hôpital n’avait pu accéder à son bureau que grâce à l’intervention des forces de l’ordre.

Ainsi, entre le ministre qui veut appliquer ses prérogatives et des syndicalistes qui pourraient bloquer le service public, le citoyen risque de se trouver privé de soins.

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