Tunisie : l’ARP fête le Prix Nobel de la Paix

Pour le fêter comme il se doit, le Prix Nobel de la Paix, une session plénière exceptionnelle a eu lieu aujourd’hui mardi 16 février à l’ARP, moins d’un mois, après le deuxième anniversaire de l’adoption de la Constitution, le 26 janvier 2014.

Ils étaient nombreux à être présents: des représentants des partis politiques, mais aussi des députés, et bien évidemment les membres du Quartet.

Le mot de l’ouverture a été prononcé par le président de l’ARP, Mohamed Ennaceur, qui  a déclaré: « C’est grâce au consensus que nous avons obtenu ce prix, même si certains nous ont reproché d’avoir retardé le travail, parce que nous avons mis du temps à trouver un consensus qui arrange l’ensemble des parties prenantes. Mais notre principal objectif était de garantir l’égalité et la stabilité ».

Pour Houcine Abassi, secrétaire général de l’UGTT, ce prix rend hommage aux martyrs de la révolution: Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi.

Il a indiqué pour sa part que: « L’apprentissage de la démocratie se réalise par la pratique qui malheureusement ne pourra se construire que si et seulement si nous éradiquons la pauvreté, la corruption et l’exclusion. La Tunisie a donné un bon exemple de l’avantage du dialogue plutôt que du recours aux conflits et aux guerres ».

Pour sa part, Fadhel Mahfoudh (Bâtonnier de l’Ordre des avocats de Tunisie), a lui aussi rendu hommage aux martyrs de la révolution Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Il a ajouté que défendre les causes justes est de la responsabilité des avocats.

Abdessattar Ben Moussa (Président de la Ligue Tunisienne des droits de l’Homme) a salué la femme tunisienne pour son militantisme, en déclarant: « Les femmes tunisiennes sont toujours des militantes pour l’acquisition de leurs  droits ».

La Tunisie est une exception dans le monde arabe, a annoncé Wided Bouchamoui, présidente de l’Utica, en poursuivant : « Ce prix est une fierté pour toutes les Tunisiennes et les Tunisiens ».

Abordant la question des mobilisations sociales qu’a connues récemment le pays, elle a déclaré qu’elles sont légitimes, parce que cette situation était due à une crise économique. « C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles nous avons demandé au gouvernement de déclarer l’état d’urgence économique« , déclare-t-elle. Ajoutant : « Il faut trouver des solutions pour lutter contre le chômage et contre la pauvreté ».

Pour rappel, le prix a été décerné à la Tunisie, et plus précisément au Quartet du dialogue national auquel a été reconnu le mérite de mener ce dialogue, entre 2013-2014, et d’avoir sorti le pays d’une crise politique profonde, en initiant un dialogue national entre tous les partis politiques, pour la mise en place d’un gouvernement « indépendant », entré en fonction le 25 octobre 2013. Durant ces deux années, le Quartet a réussi à mettre fin aux conflits, à mettre en place une feuille de route estimée satisfaisante par toutes les parties concernées, ce qui a abouti au processus électoral, avec la tenue d’élections législatives et présidentielles et l’adoption d’une Constitution.

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