Climat des affaires : encore du chemin à faire pour les régions intérieures

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Le premier rapport sur le climat des affaires local, élaboré par l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises ( IACE ), a été présenté, ce matin, par Kamel Ghazaouani et Faker Klibi, membres du Centre tunisien de veille et d’intelligence économique ( CTVIE – IACE ), et ce, en présence des représentants de la presse nationale.

Il s’agit d’un rapport présenté sous forme d’une publication annuelle à la lumière du Rapport de DAVOS sur la compétitivité des économies et le rapport de la Banque mondiale sur les conditions du déroulement des affaires «Doing Business».

Ce premier rapport s’est basé sur cinq domaines d’analyses de l’évolution du climat des affaires local, à savoir les services municipaux; les services non municipaux; l’approche participative et gouvernance; la transparence et l’accès à l’information; l’infrastructure et le cadre de vie.

Évaluant la réglementation des affaires locales dans 313 entreprises implantées dans les 24 gouvernorats tunisiens, le rapport de l’IACE permettra aux décideurs locaux, régionaux et nationaux ainsi qu’aux chercheurs, de mieux comprendre plusieurs questions clés du développement des affaires locales.

Les résultats de ce rapport ont démontré que les trois grands pôles économiques de la Tunisie, tels que Tunis, Sousse et Sfax accaparent la part la plus importante de cet échantillon d’entreprises.

Ainsi, l’indice général du climat des affaires national en Tunisie, en 2015, a été de l’ordre de 3.34 avec un environnement d’affaires national jugé «peu satisfaisant».
Par répartition régionale, le rapport a dévoilé que le gouvernorat de Tunis a été le champion du climat des affaires, avec un score qui a avoisiné la moyenne, quoique «peu satisfaisant» étant donné l’échelle qui a été fixée. En effet, il a enregistré une valeur de 5.56/10. Tunis a montré les meilleures performances à l’exception des services non municipaux affichant la neuvième place avec un score de 4.17/ 10 qui a fait niveler le score global vers le bas; alors qu’exceptionnellement c’est le seul gouvernorat qui a montré clairement des indices au-dessus de la moyenne tout en restant à tendance timide car ils n’ont pas dépassé l’échelle de «Moyennement satisfaisant».

Classé deuxième du classement avec un indice de 4.83/10, le gouvernorat de Sousse a été déclassé en termes de prestation de services municipaux à la quatrième place. Et même si c’est le deuxième gouvernorat en matière de qualité de climat des affaires, il a affiché un indice en dessous de la moyenne; ce qui a annoncé une qualité du climat des affaires dans son ensemble en Tunisie nettement en dessous de la moyenne. Néanmoins, les règles de transparence dans la gestion des affaires à Sousse ont affiché la meilleure place.

De son côté, le gouvernorat de l’Ariana a affiché l’un des indices les plus importants en termes de prestations de services municipaux. En outre, sa troisième position du classement au niveau de l’indice global des affaires a attesté d’un certain équilibre en termes d’indices. Dans la même optique, les autres indices ont affiché un rang tout aussi avancé, en l’occurrence une quatrième position. Néanmoins, pour les services non municipaux, l’indice enregistré a été le plus important parmi les indices de la région à 5.01/10, alors que plus de la moitié des régions n’ont pas atteint la moyenne requise.

A la quatrième place du classement global, le gouvernorat de Sfax a enregistré un score de 4.18/10 et a été premier au niveau de l’indice des secteurs non-municipaux avec 6.36/10. Par contre, l’indice des services municipaux a renvoyé la pire performance notée à l’échelle de la région de Sfax. Néanmoins, la valeur est restée en dessous de la moyenne enregistrée au niveau de toutes les régions.

Selon le même rapport, il en ressort que le gouvernorat de Kébili a été le dernier du classement en termes de qualité du climat des affaires. En effet, il a cumulé les pires performances dans presque toutes les catégories, à une exception près de l’indice transparence et accès à l’information, avec un score de 2.90/10 qui lui a permis d’occuper la seizième place. Son indicateur de climat des affaires a été de 1.97/10.

Au final, il a été constaté que l’amélioration et la facilitation des affaires au niveau local demeurent tributaires de la qualité de la gouvernance locale et de la participation à la vie quotidienne, de l’amélioration de l’infrastructure et du cadre de vie au niveau local, ainsi que de l’amélioration de l’accès à l’information et de la transparence dans la gestion des affaires.

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