CTFCI : Des mines et des carrières tunisiennes séduisent des entreprises françaises

37 entreprises françaises et 70 sociétés tunisiennes opérant dans le secteur  des mines et des carrières participent à la première édition des premières rencontres des mines et des carrières organisées par la Chambre Tuniso-Française de Commerce et d’Industrie (CTFCI) en partenariat avec RPI (France) et l’UTICA et qui se tient à Tunis les 9 et 10 décembre.

Habib Gaïda, directeur général de la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie, a indiqué qu’il s’agit de la première initiative dans ce domaine et que la plupart des entreprises invitées œuvrent dans le domaine des équipements dédiés au secteur des mines et des carrières. : « C’est des gens qui viennent pour rencontrer les responsable de la CPG et le Groupe chimique afin de conclure des marchés », indique-t-il. Et de préciser que certaines de ces entreprises œuvrent pour commercialiser et vendre leurs solutions « et pourquoi pas ne pas s’implanter en Tunisie ». Par ailleurs, notre interlocuteur a indiqué qu’il existe des rencontres B2B et des workshops techniques pour donner un certain éclairage sur les solutions et les techniques proposées par les entreprises dans ce domaine.

Quelques entreprises sont venues tout en sachant que le sol tunisien est riche en minéraux et que la possibilité d’investir existe bel et bien. « La sous-traitance est possible ce qui permet à faire travailler le sol l’industrie tunisienne » indique-t-il. Répondant à la question de leconomistemaghrebin.com, le directeur général a indiqué qu’il existe plusieurs défaillances comme l’exploitation de carrières sans autorisation, les problèmes du Groupe chimique et de la Compagnie des phosphates de Gafsa.

Olivier Remond, chef du service économique régional de l’ambassade de France en Tunisie, a indiqué que l’importance de ce genre d’événement est le fait qu’il constitue une chance pour les entreprises françaises pour connaître un secteur sur lequel les médias ne braquent pas forcément la lumière « mais on se rend compte que le secteur des mines et des carrières représente un potentiel en Tunisie, il faut les exploiter au mieux tout en respectant les normes environnementales et je vois que la société civile en Tunisie surveille ce sujet de près », affirme-t-il.
À notre question sur les craintes sécuritaires, notre interlocuteur a indiqué qu’en dépit des attentas, les entreprise française continuent leur prospection et c’est un témoignage envers la Tunisie. « «L’environnement des affaires doit s’améliorer en Tunisie et que les réformes doivent accompagner les réformes économiques », recommande-t-il et de conclure : « Les entreprises françaises sont intéressé par le marché tunisien et je me félicite de cet événement » recommande-t-il.

Rien que de parler avec quelques chef d’entreprise française pour sentir chez eux le souhait de voir une certaine stabilité en Tunisie pour permettre la relance économique.
Yann Silbenneiss , responsable export au sein de l’entreprise Vivamat société qui vend et achète le matériel des carrières et des mines a indiqué qu’il est venu essentiellement pour faire de la prospection surtout que l’entreprise travaille avec plusieurs pays du nord de l’Afrique mais pas assez avec la Tunisie, indique-t-il .« Suite à une étude que nous avons menée, il s’est avéré qu’il y a un réel besoin d’acheter du matériel d’ occasion pour les carrières et les mines », dit-il.

Didier Lavalette, responsable export dans l’entreprise DChauvin/Sinex, a indiqué que cette visite permettra à l’entreprise de faire la prospection : « Nous n’avons aucune idée sur l’avenir de la Tunisie mais nous avons l’impression que ça commence à redémarrer, raison pour laquelle nous sommes ici pour voir s’il y a des projets et si la production minière redémarre ou pas et en focntione de toutes ces données, nous allons définir notre stratégie en Tunisie », explique-t-il. D’après notre interlocuteur, si la relance a lieu, l’entreprise entamera son travail. Dans le cas contraire, les projets resteront en sand-by comme c’est le cas depuis des années. Notons que l’entreprise a déployé son matériel sur place.

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