Tunisie – entreprise : le réseau Pacte mondial Tunisie crée le printemps de la RSE

Le lancement du réseau Pacte mondial Tunisie à l’Institut de Responsabilité Sociétale en Tunisie (IRST) vient renforcer les pratiques de la (RSE) dans le pays. Ce concept relativement récent chez nous semble avoir de l’avenir.  D’ailleurs 50 entreprises tunisiennes ont signé le pacte en question dont Orange Tunisie. La cérémonie tenue à l’institut en présence du président de l’ARP Mohamed Ennaceur, la présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui, Didier Charvet, le pdg d’Orange Tunisie et d’autres responsables a permis de montrer les différents aspects de ce pacte.

Le réseau Pacte mondial Tunisie est une initiative qui regroupe les entreprise qui prennent en considération l’aspect sociétale dans leurs actions et respectent les droits de l’homme et l’environnement et œuvrent pour la lutte contre la corruption. A l’heure actuelle, ce pacte compte plus de 8000 adhérents dont des entreprises. Les objectifs du pacte se résument en quatre points :

1/ Favoriser l’échange d’expériences et les bonnes pratiques RSE entre les entreprises d’une part et les parties prenantes d’autres part ,
2/Créer une plate-forme visant à sensibiliser les entreprises au Pacte mondial des Nations unies,
3/Faciliter le dialogue grâce aux propositions du réseau local Pacte mondial en Tunisie
4/ Augmenter la compréhension de la notion du reporting relative au Pacte mondial des Nations unies.

Mohamed Ennaceur, président de l’ARP, a indiqué dans son intervention que la responsabilité sociétale de l’entreprise est une nouvelle tendance qui a vu le jour dans le monde suite à la pression de la société civile  pour que les entreprises respectent les droits de l’homme, les droits de l’enfant et l’environnement.

Dans le même contexte, il a indiqué que 50 entreprises tunisiennes ont signé le pacte. Il a souligné par la même occasion l’importance pour toute entreprise d’être en harmonie avec son environnement. Et de plaider pour une entreprise non seulement à but lucratif mais aussi pour une entreprise qui applique les principes de la responsabilité sociétale : « L’entreprise n’est pas seulement un moyen de gagner de l’argent mais aussi pour améliorer le vécu des citoyens », précise-t-il.

Wided Bouchamaoui, présidente de l’UTICA,  a indiqué que la Centrale patronale s’est engagée dans le principe de la responsabilité sociétale de l’entreprise depuis des années et qu’elle a tenu un colloque à cet effet en 2001. De même, elle a indiqué qu’elle encourage les entreprises à adhérer à ce pacte et à se lancer dans les actions citoyennes. Revenant sur la conjoncture actuelle, elle a indiqué qu’elle nécessite une réflexion commune avec les différents partenaires afin de pouvoir la surmonter.

Dans son intervention, Didier Charvet a expliqué les raisons qui ont poussé Orange Tunisie à s’impliquer dans le cadre de la responsabilité sociétale de l’entreprise. « Pour nos salariés c’est un grand honneur. Le lancement du pacte mondial en Tunisie est un grand pas.

Mais comment les organismes tunisiens perçoivent-ils la responsabilité sociétale de l’entreprise ? Un panel a été tenu pour répondre à cette question au cours duquel les panelistes présents ont présenté différentes réponses à la question. Yassine Mestiri, directeur général adjoint de l’ETAP, a indiqué que dans le secteur des hydrocarbures, les entreprises pétrolières sont en contact avec les habitants des régions et essaient de garder de bons rapports avec eux étant donné que le travail des entreprises pétrolières nécessite une certaine stabilité sociale.
Par ailleurs, le directeur général adjoint a estimé que les actions menées par les entreprises pétrolières sont importantes, notamment que ce secteur n’a pas une grande employabilité étant donné qu’il nécessite des profils techniques et compétents.

Sadok Bajja, directeur au sein du ministère, a quant à lui souligné l’importance de l’ancrage de la responsabilité sociétale de l’entreprise, surtout avec le décalage en matière de développement régional entre les régions. Pour illustrer ses propos, il a cité la CPG. Mais tout en reconnaissant que la (RSE) n’est pas un concept tunisien, il a appellé à l’adapter au contexte de la société tunisienne.

Youssef Bach Chaouech, représentant d’Orange Tunisie,  a estimé  que le profit pour une entreprise privée est légitime cependant, « il faut que le profit profite aussi aux autres autrement dit tous ceux qui gravitent autour d’Orange Tunisie », précise-t-il ajoutant que la technologie au service du développement est l’un des piliers de la politique d’Orange Tunisie en matière de développement régional.

Dans le même contexte, Youssef Bach Chaouech a indiqué que tous les collaborateurs et directeurs d’Orange sont convaincus de l’apport social, économique et environnemental de la responsabilité sociétale de l’entreprise.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here