Un festival qui a fait date

Un franc succès pour le Festival organisé du 11 au 16 mai 2015 par l’ASBU à Hammamet Sud. Un Festival qui continue à être un miroir de la production radiotélévisée dans le monde arabe.

Un franc succès. Voilà comment un pan entier des habitués du Festival arabe de la radio et de la télévision- organisé, à Hammamet, du 11 au 16 mai 2015 par l’ASBU (Union arabe de la radiodiffusion des Etats arabes), en partenariat avec les deux établissements de l’audiovisuel public tunisien : la Radio Tunisienne et la Télévision Tunisienne a jugé du déroulement .

Outre l’affluence, de nombreux habitués donnent pour preuve le succès des ateliers thématiques professionnels organisés en marge du Festival et surtout des Marchés des programmes radio et télévision et le Salon des équipements audiovisuels. Pour la première fois, nous assure-t-on, il est arrivé que ce dernier refuse des participants.

Un succès qui s’est ressenti aussi au cours des soirées d’ouverture et de clôture de ce Festival. Outre la remise des prix des oeuvres radios et télévisées sélectionnées par le Jury, les soirées d’ouverture et de clôture, retransmises en direct sur des chaînes de télévision arabes, ont vu la participation de grandes stars du monde arabe: le Syrien Mohamed Souhaib Halabi, les Palestiniens Dallal Abou Amna et  Mohamed Assaf et la Tunisienne Yosra Mahnouche. Ils ont enflammé la grande salle du complexe de la Médina à Hammamet-Sud.

Preuve supplémentaire de cette 16 ème édition: la décision de tenir cette rencontre tous les ans et non plus une fois tous les deux ans. Avec l’annonce qu’elle pourrait être organisée dans quatre ans dans une autre capitale arabe. Si évidement un organisme de radiodiffusion arabe en faisait la demande.

Quasi absence des œuvres de dramaturgie syriennes

Une rencontre qui, soulignent toujours certains habitués, constitue un miroir de la production audiovisuelle arabe. Avec deux tendances bien significatives.

D’abord, l’ouverture de cette production à des promoteurs en dehors du monde arabe. En témoigne les prix récoltés par la Deutsche Welle (DW), la Voix de l’Allemagne, la chaîne arabe de la CCTV et la Chaîne Centrale de télévision chinoise.

Deux prix pour chacune d’entre elles: prix des débats télévisés et des spots de sensibilisation pour la première et des programmes télévisés de divertissement et des documentaires télévisés pour la seconde.

Ensuite, la faiblesse au niveau de la participation, qui s’est répercutée au niveau des prix, de certains pays comme la Libye, le Yémen et surtout l’Egypte et de la Syrie qui ont toujours été des fers de lance du Festival dans ces éditions précédentes.

Une réalité qui s’expliquerait par la situation politique traversée par ces pays. En clair: le printemps arabe est passé par là. Beaucoup ont épilogué à ce niveau sur la quasi absence des œuvres de dramaturgie syriennes.

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