Tunis : Les partis politiques face aux jeunes dirigeants

l'année 2018 - L'Economiste Maghrébin

A l’approche des élections, le Centre des jeunes dirigeants (CJD) a invité des représentants des partis politiques pour parler de leurs programmes économiques. La table ronde s’inscrit dans le cadre d’un cycle composé de trois tables rondes, le 18 septembre sur le thème «  Relancer l’investissement », le 25 sur « L’équité fiscale »  et le 9 octobre sur la « Formation et l’employabilité ».

Hichem Ben Fadhel, chargé du programme économique d’Afek Tounes, a rappelé que le programme économique de son parti accorde à la fois de l’importance à la libre initiative et au rôle régulateur de l’Etat dans le marché. La reconstruction de l’économie tunisienne en sera l’axe principal. Pour lui, l’économie tunisienne est « malade ». « Nous ambitionnons de faire revivre aux Tunisiens  la période glorieuse des années 1970  durant laquelle des jeunes dirigeants d’entreprises ont pu booster l’économie tunisienne », a-t-il précisé.
Hichem Ben Fadhel a, par ailleurs, affirmé qu’Afek Tounes opte pour une « économie génératrice de richesse » et non une « économie de rente ».

Dans le même ordre d’idée, Taieb Houidi représentant d’Al-Joumhouri a axé son intervention sur la nécessité de mettre fin à la dichotomie dans les régions intérieures – littoral centralisation/ décentralisation.

M. Houidi a tenu à préciser qu’il faut axer les efforts dans ce sens. Pour lui, l’implication du secteur privé demeure ainsi indispensable. «  Nous proposons de  prolonger l’âge du départ à la retraite à 62 ans », dit-il. Cependant, deux paramètres demeurent aussi indispensables pour  lutter contre cette dichotomie : une bonne infrastructure et  l’accès général à la santé.

Déterminé, Mahmoud Ben Romdhane, économiste à Nidaa Tounes, affirme que le programme économique de son parti a été préparé par 200 experts. Il a indiqué que les échecs des gouvernements précédents et les points lumineux de l’histoire de la Tunisie ont été pris en considération dans la préparation de ce programme. Celui-ci « s’inscrit dans le cadre du mouvement syndicaliste et réformateur ». Et d’ajouter que ce programme vient comme  une réponse aux attentes économiques des Tunisiens.

Quant au représentant du Congrès pour la République, Anis Jaziri, il n’a pas manqué de placer la barre très haut. Pour lui, l’objectif est clair : si le CPR accède au pouvoir, il œuvrera pour faire de la Tunisie un Hub technologique et d’investissement.

Hafedh Yahmadi (Attayar) a, quant à lui, appelé à renforcer davantage le rôle de l’Etat. «  Le problème réside dans le rôle du leader de l’Etat ou de l’entreprises. Il faut, à mon avis, revoir les relations au sein de l’entreprise », explique-t-il.

Le représentant du mouvement Ennahdha a appelé à migrer d’une économie de sous-traitance vers une économie basée sur des secteurs à plus forte valeur ajoutée.

Elyès Fakhfakh, l’ex-ministre des Finances, a rappelé le rôle de l’Etat dans  l’égalité des chances entre tous les citoyens.

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