Tunis : Afek Tounes dévoile son programme socio-économique

En grande pompe, Afek Tounes a annoncé son programme électoral, lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui le 16 septembre, à Tunis, en présence de plusieurs figures phares du parti à l’instar de Yassine Brahim, Noômen Fehri et Riadh Mouakher.

Prenant la parole, le porte-parole du parti, Walid Sfar a invité l’auditoire à entonner l’hymne national, avant de diffuser une projection résumant les grandes lignes du programme socio-économique du parti. Suite à ce spot, M. Sfar a indiqué que le programme socio-économique de son parti est le fruit d’un travail de longue haleine effectué par le laboratoire économique et social d’Afek Tounes, qui se compose de 15 commissions réparties par spécialités à l’instar de l’économie, la santé et l’éducation. Il a de plus insisté sur «  le rôle central » des jeunes dans l’élaboration du programme.

Riadh Mouakher, quant à lui, a pris soin de présenter les grandes lignes du programme dont le mot d’ordre présenté par ce responsable du parti est «  la reconstruction » : la reconstruction de la citoyenneté, celle de la solidarité, de l’Etat et de l’économie.

Par son élocution facile, Yassine Brahim, président d’Afek Tounes, a évité les discours pompeux, loin de là, préférant prononcer quelques mots improvisés. Pour lui, il faut être conscient de la réalité des choses dans le pays surtout que  » le prochain gouvernement se trouvera face à une situation économique catastrophique , » assène-t-il.  Revenant sur les élections législatives, il a rappelé que la configuration du prochain parlement décidera de l’orientation du prochain gouvernement, ce qui rend les législatives très importantes pour son parti.

Commentant l’initiative du président consensuel, idée proposée par le mouvement Ennahdha, Yassine Brahim n’a pu s’empêcher de sourire et de déclarer sur un ton calme : »  Dans notre parti nous n’avons pas encore compris ce concept « , ironise-t-il.

Par ailleurs, Yassine Brahim n’a pas caché ses inquiétudes par rapport à la situation économique du pays. Ainsi, il a parlé d’un million de personnes qui vivent sous le seuil de la pauvreté,des 600.000 chômeurs et de « l’appauvrissement progressif  de la classe moyenne ». Pour le président d’Afek Tounes, ce qu’il avance est le fruit d’un travail sur le terrain, « ce qui nécessite des réformes structurelles », estime-t-il. Parmi les secteurs qui doivent être réformés, Yassine Brahim a parlé de la réforme de l’enseignement « car il n’est plus gratuit », affirme-t-il.

Faisant appel à ses souvenirs d’ancien ministre du Transport dans le gouvernement de Béji Caïd Essebsi,  Yassine Brahim a affirmé qu’il a travaillé avec le secteur privé sur le port de Radès : «  Nous avions réussi le pari de ne laisser aucun bateau en rade », dit-t-il fièrement et de poursuivre :

«  Chaque ministre doit assumer ses responsabilités : ministre du  Tourisme, c’est-à-dire, il faut qu’il y ait des rentrées touristiques, ministre du Développement donc, il faut que l’infrastructure soit robuste », dit-t-il. « Stop aux politiciens incompétents et qui n’œuvrent pas pour les intérêts de leurs compatriotes », s’indigne-t-il.

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