Bientôt du sang artificiel dans les banques du sang ?

Les besoins en sang et en produits sanguins augmentent chaque année selon l’OMS,  de nombreux patients nécessitant une transfusion sanguine vitale n’ont pas accès à temps à du sang et à des produits sanguins sécurisés.  Pas un seul pays n’échappe au risque de pénurie   et pour cause, le don du sang n’étant malheureusement pas un geste banalisé, des appels à la générosité , des campagnes d’information sont nécessaires pour déclencher une certaine mobilisation.

La recherche de par le monde s’est intéressé à cette question cruciale afin de trouver un moyen de créer des cellules sanguines selon les besoins à partir de cellules souches. Les efforts des scientifiques ont d’ores et déjà porté leurs fruits, avec l’élaboration d’un procédé permettant de « dicter » le chemin d’une cellule souche sanguine pour qu’elle devienne un globule rouge ou donne d’autres types de cellules sanguines.

Ce procédé élaboré par le Dr. Naomi Taylor, directrice de recherche Inserm, et son équipe à l’Institut de Génétique Moléculaire de Montpellier (CNRS/Université de Montpellier) utilise deux substances : le glucose et la glutamine qui dictent le chemin pour qu’une cellule-souche sanguine devienne un globule rouge ou au contraire donne naissance à d’autres types de cellules sanguines.

Cette technique utilise les particularités du processus de différenciation cellulaire. En effet, durant ce processus, qui nécessite de l’énergie mais aussi des molécules telles que les acides aminés,  de nombreuses divisions cellulaires ont lieu au fur et à mesure que les cellules filles acquièrent leurs caractéristiques propres.

Ainsi dans ces travaux il a été démontré que la glutamine, l’acide aminé le plus abondant dans le sang, est indispensable pour qu’une cellule-souche sanguine devienne un globule rouge.

Des expériences réalisées in vitro puis in vivo sur des souris ont montré que le blocage de l’utilisation de la glutamine ou de son transporteur empêche les cellules-souches sanguines de devenir des globules rouges.

Les scientifiques ont découvert également que le blocage de la dégradation du glucose ( processus qui permet de fournir de l’énergie) entraîne une augmentation de la fabrication de globules rouges à partir des cellules-souches sanguines.

Selon Naomi Taylor et Sandrina Kinet coauteurs de l’étude : « Il est passionnant de penser qu’on puisse un jour faire une différenciation « à la demande » des cellules du sang en influençant l’état métabolique de la cellule ».

Mais jusqu’à l’avènement d’un procédé artificiel  permettant de produire du sang en quantité suffisante, nous ne pouvons à présent compter que sur la collecte de sang humain. Celle-ci permet chaque année de recueillir près de 108 millions d’unités dans le monde…mais ce n’est pas encore suffisant, à l’heure actuelle.

Dr Neelam Dhingra, Coordonnateur de l’OMS pour la sécurité transfusionnelle rappelle que : «La collecte de sang auprès de donneurs volontaires non rémunérés est la pierre angulaire d’un approvisionnement en sang sécurisé en quantité suffisante dans tous les pays.» Faisons donc du don de sang un devoir !

4 Commentaires

      • Non , c’est une évolution naturelle issue des activités intenses dans le domaine de la biologie au cours du xxième siècle .

        Elle serait prise en terme Revolution pour ceux ou celles qui sont coupés ou non associé à cette gestation .
        Je pense l’auteur de l’article serait mieux placé que moi pour juger la place du terme révolution et son contexte !

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here