Néji Jalloul : « Notre vraie richesse, c’est l’intelligence de notre peuple »

Néji Jalloul

L’UTICA Academy et l’ITES (Institut Tunisien des Etudes Stratégiques) et la KAS (Fondation Konrad Adenauer) ont organisé, jeudi 16 novembre 2017 au siège de l’UTICA, une journée d’étude sur les « Métiers de demain ».

Premier séminaire stratégique autour de l’impact des nouvelles technologies sur l’évolution des métiers, cette journée d’étude a permis aux participants de réfléchir sur le changement du tissu professionnel et de discuter en particulier  des nouveaux métiers de demain ainsi que d’aborder la problématique des métiers qui sont voués à disparaître.

Néji Jalloul, Directeur général de l’Institut Tunisien des Etude Stratégiques (ITES), a appelé au changement affirmant que «nous y sommes obligés car notre vraie richesse, c’est l’intelligence de notre peuple. Non pas les ressources naturelles ».

« L’intelligence humaine est le vrai capital de la Tunisie et il faut investir dans l’éducation et accepter le changement », a souligné le président de l’ITES  ajoutant que 2030 se prépare maintenant car le monde n’attendra pas que la Tunisie se mette à niveau. Le bouleversement des pratiques professionnelles est déjà d’actualité et « tout est à revoir de fond en comble », a-t-il précisé.

Au cours des débats, les panélistes et les participants ont soulevé plusieurs questions intéressant les métiers de demain et ceux en voie de disparition.

Les intervenants ont mis notamment l’accent sur la transition numérique qui aura un impact direct sur la gestion des ressources humaines. Ils ont estimé que « les premiers qui subiront des changements radicaux seront le secteur bancaire et celui des RH. Viendront ensuite les médias, le tourisme, le commerce et les assurances ».

Les intervenants ont également affirmé que rien qu’en France, quelque 110 000 nouveaux emplois seront créés d’ici 2022 et environ 90% d’entre eux seront dans le secteur des TIC.

Tous ces changements, ces bouleversements apporteraient, en principe, des solutions pour lutter contre le chômage.

L’importance de la modernisation du cursus scolaire a été également abordée par les intervenants qui ont affirmé que ce cursus « ne sera pas capable en l’état de fournir des compétences utiles pour la Tunisie du futur ».

Pour cela « il faut travailler sur les compétences comportementales, la créativité, la bonne gestion des personnels». Les managements des ressources humaines doivent développer l’agilité et la flexibilité nécessaires dans un monde qui est en perpétuel changement  pour permettre aux employés d’être plus productifs et performants.

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Publié le 17/11/2017 à 10:51

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