Les prix du pétrole ont reculé mardi 27 octobre, les perspectives de reprise du dialogue diplomatique au Moyen-Orient atténuant les craintes de perturbations de l’approvisionnement.
Les cours du pétrole ont poursuivi leur baisse ce mardi, sur fond d’espoirs d’apaisement du conflit au Moyen-Orient. Le baril de Brent de la mer du Nord recule de 0,57 %, à 115,15 dollars, tandis que le brut américain West Texas Intermediate (WTI) perd 0,43 %, à 101,32 dollars. Cette évolution intervient après plusieurs séances de forte hausse…
Les marchés ont été soutenus par les efforts diplomatiques visant à réduire les tensions entre l’Iran, les États-Unis et leurs partenaires régionaux. Des représentants du Qatar se sont rendus à Téhéran lundi 26 courant, tandis que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont également engagé des discussions avec les autorités iraniennes. Les quatre pays ont convenu de poursuivre le dialogue afin de renforcer la coopération en matière de paix et de sécurité.
Toutefois, le recul des cours reste limité par les menaces pesant sur les infrastructures énergétiques saoudiennes. D’ailleurs, les rebelles houthis du Yémen ont affirmé avoir attaqué des stations de pompage de l’oléoduc Est-Ouest saoudien ainsi que l’aéroport de Riyad, attaques qui n’ont pas été confirmées les autorités saoudiennes.
La sécurité du transport maritime constitue un autre facteur de tension. Le détroit d’Ormuz, par lequel transitait environ un cinquième de l’approvisionnement énergétique mondial avant le début du conflit opposant les USA et l’Israël et l’Iran, reste exposé aux perturbations. Les attaques contre des navires commerciaux se sont multipliées en octobre, accentuant les inquiétudes des opérateurs. Dans ce contexte, les perspectives diplomatiques pourraient continuer à influencer les cours, mais une nouvelle escalade militaire risquerait de relancer rapidement les prix.
Les marchés pétroliers restent ainsi pris entre deux forces opposées : l’espoir d’une désescalade susceptible de sécuriser les flux énergétiques et la persistance de menaces sur les infrastructures et les routes maritimes stratégiques.