L’ancien ministre du Transport et président du Conseil de la Choura du mouvement Ennahdha, Abdelkarim Harouni, a été remis en liberté vendredi 23 octobre 2026. L’homme politique a définitivement quitté son établissement pénitentiaire après avoir purgé l’intégralité de la peine de deux ans de prison prononcée à son encontre dans le cadre d’une affaire de corruption financière.
L’affaire remonte au début du mois de septembre 2023, lorsque le ministre de l’Intérieur de l’époque, Kamel Feki, avait d’abord ordonné son assignation à résidence sur la base du décret relatif à l’état d’urgence. Trois jours plus tard, le 5 septembre 2023, Abdelkarim Harouni était arrêté et placé en détention provisoire avant d’être jugé.
Cette libération intervient alors que la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis a rendu son verdict final dans ce dossier. La juridiction d’appel a confirmé l’ensemble des condamnations prononcées en première instance contre Abdelkarim Harouni ainsi que contre ses trois coaccusés.
Toutefois, si l’ancien ministre retrouve la liberté au terme de son exécution de peine, la justice s’est montrée particulièrement ferme à l’égard des autres protagonistes. C’est ainsi que l’homme d’affaires Mohamed Frikha a vu sa peine de sept ans de prison ferme confirmée. De leur côté, Moncef Matoussi et Habib Mallouh, deux anciens cadres dirigeants d’un établissement public du secteur pétrolier, ont écopé du maintien de leur condamnation à six ans de réclusion. La Cour d’appel a également validé l’ensemble des lourdes amendes financières infligées solidairement aux quatre prévenus.