Les prévisions économiques pour 2027 sont-elles vraiment réalistes ? C’est la question centrale au cœur des débats de la Commission des finances du Conseil national des régions et des districts (CNRD), réunie mardi 20 octobre.
Face aux difficultés économiques et aux incertitudes internationales, les parlementaires s’interrogent sur l’efficacité des mesures proposées pour relancer la croissance, créer des emplois et stimuler l’investissement.
Rappelons au passage que pour 2027, le gouvernement vise une croissance économique de 3,1 % (contre 2,7 % en 2026) et un taux d’investissement à 16,4 % du PIB (contre 15,5 % en 2026).
Mais pour atteindre ces deux objectifs, les députés de la deuxième Chambre du Parlement demandent de « lever d’urgence la bureaucratie et les freins juridiques qui bloquent les investisseurs ». Avec comme priorité : soutenir les secteurs à forte valeur ajoutée et diversifier l’économie.
Dans cet ordre d’idées, le plan 2027 prévoit une hausse des exportations (8 %) et un ralentissement des importations (7,9 %). Pour y arriver, la Commission des finances du CNRD estime indispensable de soutenir le « produit national » pour limiter la dépendance extérieure. Mais également le développement des énergies renouvelables pour réduire le déficit énergétique et alléger la facture des importations d’électricité et de carburant.
Eau, agriculture et nouveaux financements
La sécurité alimentaire et l’accès à l’eau restent des priorités absolues pour le pays. Les membres du Conseil appellent à moderniser l’agriculture, construire des infrastructures hydrauliques et accélérer les usines de dessalement d’eau de mer.
Enfin, pour financer tous ces projets sans alourdir les dettes de l’État, le CNRD préconise de multiplier les partenariats public-privé (PPP). Reste maintenant à savoir s’il sera entendu par le gouvernement.