En utilisant ce site, vous acceptez la Politique de confidentialité et les Conditions d'utilisation.
Accept
Leconomiste Maghrebin
  • Accueil
  • Idées
    • Analyse
    • Chroniques
    • Interviews
  • Economie
    • Conjoncture
    • Finance
    • Environnement
    • Emploi
    • Consommation
    • Economie internationale
  • Entreprise
    • Industrie
    • Agriculture
    • Sciences et technologies
    • Business
    • Energie
    • Services
  • Nation
    • Education
    • Politique
    • Société
    • Régions
    • Talents
    • Météos
  • Maghreb
  • Afrique
  • Monde
  • Culture
    • Arts
    • Livres
    • Médias
  • Bien-être
    • Santé
    • Sport
    • Style de vie
En lisant: TRIBUNE – De l’ambition territoriale à l’ingénierie du réel : sécuriser la faisabilité des grands projets
Partager
Notification Voir Plus
Dernières nouvelles
Plasturgie : Tunis et Paris renforcent leur coopération industrielle
A ne pas manquer Business Conjoncture Economie Entreprise Environnement Finance
Fruits, légumes : des marges hors contrôle font exploser le panier des Tunisiens
A la une Agriculture Consommation Economie Entreprise Nation Société
Dans son rapport d’observation relatif aux législatives partielles de Bizerte-Nord, Chahed suggère également de n’ouvrir qu’un seul bureau par centre de vote à Tozeur, dans une optique de rationalisation des ressources sans compromettre le droit de vote.
ISIE : les législatives en novembre ou décembre 2027 ?
A ne pas manquer Nation Politique
Aérospatiale : la Tunisie rejoint le programme AeroSTAR de Boeing et Amideast
A ne pas manquer Nation Société
Abdelkarim Harouni
Abdelkarim Harouni est sorti de prison
A ne pas manquer Nation Politique
Aa
Aa
Leconomiste Maghrebin
  • Economie
  • Entreprise
  • Monde
  • Accueil
  • Idées
    • Analyse
    • Chroniques
    • Interviews
  • Economie
    • Conjoncture
    • Finance
    • Environnement
    • Emploi
    • Consommation
    • Economie internationale
  • Entreprise
    • Industrie
    • Agriculture
    • Sciences et technologies
    • Business
    • Energie
    • Services
  • Nation
    • Education
    • Politique
    • Société
    • Régions
    • Talents
    • Météos
  • Maghreb
  • Afrique
  • Monde
  • Culture
    • Arts
    • Livres
    • Médias
  • Bien-être
    • Santé
    • Sport
    • Style de vie
Vous avez un compte existant ? Sign In
Follow US
  • Advertise
Leconomiste Maghrebin > Blog > Idées > Chroniques > TRIBUNE – De l’ambition territoriale à l’ingénierie du réel : sécuriser la faisabilité des grands projets
A ne pas manquerChroniquesIdées

TRIBUNE – De l’ambition territoriale à l’ingénierie du réel : sécuriser la faisabilité des grands projets

Abdelwaheb Ben Moussa
2026/10/22 at 6:04 PM
par Abdelwaheb Ben Moussa 12 Min Lecture
Partager
Partager

Dans une Tunisie confrontée à des contraintes budgétaires, financières et sociales considérables, la question n’est plus de savoir si nous pouvons multiplier les grands projets. Elle est de déterminer comment garantir qu’ils soient finançables, économiquement utiles, progressivement réalisables et effectivement livrables.

Les objections sont connues : dépendance financière, éléphants blancs, surcapacités logistiques et infrastructures sous-utilisées. Ces risques ne condamnent pas l’ambition. Ils imposent une méthode rigoureuse de démonstration et d’exécution.

Contents
Dans une Tunisie confrontée à des contraintes budgétaires, financières et sociales considérables, la question n’est plus de savoir si nous pouvons multiplier les grands projets. Elle est de déterminer comment garantir qu’ils soient finançables, économiquement utiles, progressivement réalisables et effectivement livrables. Du projet décidé au projet démontréLe PPP et les incitations fiscales ne remplacent pas la viabilitéUn port ne vaut que par ce qu’il fait vivre derrière luiLa donnée comme instrument d’exécutionLe véritable blindage : une gouvernance de l’exécution

Du projet décidé au projet démontré

Le changement de paradigme est simple à formuler, mais exigeant à mettre en œuvre : passer du projet décidé au projet démontré. Démontré sur les plans financier, économique, territorial et environnemental, mais aussi opérationnel. Une décision d’investissement ne constitue pas, à elle seule, une preuve de faisabilité.

Le port en eaux profondes d’Enfidha illustre cette exigence. En février 2026, un Conseil ministériel restreint a recommandé d’engager les procédures nécessaires à sa réalisation, en privilégiant une mise en œuvre progressive par tranches fonctionnelles afin de rechercher une viabilité économique et opérationnelle immédiate. En septembre, le ministre des Transports a annoncé une actualisation des études techniques dans un délai de trois mois. Ces annonces témoignent d’une volonté de relance, mais ne constituent pas une démonstration de rentabilité. Elles rendent au contraire indispensable une évaluation actualisée de la demande, des coûts, du financement et des conditions d’exploitation.

Avant tout engagement irréversible, chaque tranche devrait franchir cinq tests : une demande solvable, appuyée sur des flux commerciaux crédibles ; un modèle économique compatible avec les coûts d’exploitation ; un financement suffisamment sécurisé ; une répartition explicite des risques entre l’État, les partenaires privés et les usagers ; enfin, un impact territorial mesurable en matière d’emplois, de valeur ajoutée et d’investissements induits.

Le phasage ne doit pas se réduire à un découpage administratif des travaux. Il doit constituer un mécanisme de décision : chaque nouvelle tranche est engagée lorsque des conditions préalablement définies sont satisfaites. C’est ainsi que la progressivité devient un instrument de maîtrise des risques, plutôt qu’une simple modalité de réalisation.

Le PPP et les incitations fiscales ne remplacent pas la viabilité

La première erreur serait de croire qu’un grand projet devient soutenable parce qu’il est présenté en partenariat public-privé (PPP) ou associé à des mécanismes d’encouragement fiscal. Les instruments budgétaires et fiscaux peuvent contribuer à mobiliser l’investissement, mais ils ne suppriment ni le coût du capital ni les risques économiques sous-jacents. Ils peuvent modifier leur répartition et leur financement sans faire disparaître leur coût collectif.

Le PLF 2027, déposé à l’Assemblée des représentants du peuple le 14 octobre et transmis le 16 octobre 2026, constitue à ce stade un projet en cours d’examen parlementaire. Il s’inscrit dans le contexte des orientations économiques du Plan 2026-2030, mais ses mesures budgétaires et fiscales doivent être appréciées selon leur contenu précis et leur impact attendu. Aucun mécanisme d’encouragement ne saurait, à lui seul, démontrer la viabilité d’un investissement structurant.

Trois dimensions doivent être distinguées. La rentabilité financière mesure la capacité du projet à générer les flux nécessaires à son exploitation et à son financement. L’évaluation socio-économique apprécie les bénéfices collectifs, les externalités et les coûts supportés par la société. La soutenabilité budgétaire mesure l’exposition de l’État, y compris ses garanties, ses engagements conditionnels et les paiements susceptibles de peser sur les budgets futurs. Ces trois évaluations sont complémentaires. Un projet peut présenter un intérêt collectif sans être directement rentable pour son exploitant. Inversement, une opération attractive pour un investisseur peut imposer des engagements excessifs aux finances publiques ou aux usagers. La décision doit donc reposer sur une appréciation explicite de ces différentes dimensions.

La question centrale devient alors celle du partage effectif des risques. L’État doit assumer les responsabilités qui relèvent de lui : cadre réglementaire, coordination institutionnelle, infrastructures collectives et maîtrise des conditions d’aménagement. Le partenaire privé doit apporter une contribution démontrable en capitaux, en expertise, en technologie ou en capacité d’exploitation. Le transfert contractuel d’un risque n’est toutefois pas synonyme de transfert réel : une garantie publique ou une obligation de paiement peut maintenir une exposition importante pour les finances de l’État.

Les incitations fiscales doivent, elles aussi, être appréciées à l’aune de leur efficacité. Leur pertinence dépend des investissements supplémentaires qu’elles déclenchent, des emplois durables qu’elles contribuent à créer et de la valeur ajoutée produite, au regard de leur coût budgétaire. Elles doivent accélérer des projets dont la viabilité a été démontrée, et non compenser indéfiniment les faiblesses d’un modèle économique incertain.

Un port ne vaut que par ce qu’il fait vivre derrière lui

Une infrastructure ne devient pas économiquement pertinente parce qu’elle est qualifiée de stratégique. Un port en eaux profondes n’a de sens que s’il s’insère dans un système productif capable de générer des flux réguliers : industrie, agriculture à valeur ajoutée, plateformes logistiques, transformation, commerce et exportation.

Le risque est celui du grand équipement isolé : une infrastructure coûteuse dont les capacités restent insuffisamment utilisées faute de clients, de marchandises, de connexions efficaces ou d’activités complémentaires. La question ne doit donc pas être seulement : combien coûtera le port ? Elle doit être : quelle valeur ajoutée supplémentaire le système logistique et productif pourra-t-il générer par dinar investi ?

Dans le cas d’Enfidha, la démonstration devra intégrer la compétitivité par rapport aux autres plateformes portuaires méditerranéennes, les perspectives de trafic, les engagements commerciaux susceptibles de soutenir la demande et les coûts complets d’accès au marché. Les connexions ferroviaires et routières, les disponibilités foncières, les équipements logistiques et les contraintes environnementales doivent être évalués conjointement. La performance du port dépendra de celle de toute la chaîne de transport et de production.

Cette approche vaut également pour les nouvelles centralités territoriales. Créer une zone industrielle ou déplacer administrativement une activité ne suffit pas à faire émerger un pôle économique. Une centralité se construit lorsque des fonctions complémentaires se concentrent progressivement sur un même territoire : production, énergie, logistique, transformation, formation, services et accès aux marchés.

Le grand projet cesse alors d’être une destination en soi. Il devient l’épine dorsale d’un écosystème productif. Sa réussite se mesure moins à la superficie aménagée ou aux capacités nominales installées qu’à l’activité effectivement générée, aux entreprises implantées, aux flux traités et à la valeur ajoutée créée.

La donnée comme instrument d’exécution

La faisabilité d’un grand projet ne dépend pas uniquement de la qualité de ses études initiales. Elle repose également sur la capacité de l’État à coordonner, dans la durée, les décisions administratives, foncières, budgétaires, techniques et contractuelles dont sa réalisation dépend.

Le 14 octobre 2026, la Présidence du gouvernement indiquait que les travaux de mise en place de la plateforme nationale d’échange de données entre structures publiques adhérentes se poursuivaient. Son utilité pour les investissements structurants dépendra notamment de son articulation avec les dispositifs de suivi des projets publics. L’enjeu est de relier les informations administratives, foncières, budgétaires et opérationnelles utiles à la décision.

Cette articulation ne se décrète pas par la seule interconnexion technique : elle suppose des référentiels communs, des responsabilités clairement attribuées, des données régulièrement actualisées et des mécanismes d’alerte débouchant sur des décisions effectives.

Un retard peut résulter d’un blocage extérieur au chantier lui-même : autorisation manquante, procédure foncière inachevée, raccordement non réalisé ou financement non mobilisé. Encore faut-il identifier rapidement la cause, déterminer l’acteur responsable et suivre la résolution du problème.

C’est ici que la donnée devient un instrument d’ingénierie d’exécution. Un tableau de bord utile ne se contente pas d’afficher un taux d’avancement. Il met en évidence les écarts, documente les risques, signale les dépendances critiques et facilite les arbitrages. Cela suppose des référentiels communs, des données régulièrement actualisées, des responsabilités clairement attribuées et des mécanismes d’alerte reliés à des décisions effectives.

L’évaluation doit également dépasser le volume de crédits engagés et le nombre de projets annoncés. Les indicateurs pertinents sont les délais réels de réalisation, les écarts entre coûts prévisionnels et coûts constatés, les emplois durables créés, les volumes effectivement transportés, les investissements privés déclenchés et la valeur ajoutée produite. Définis avant le lancement, ces indicateurs doivent être suivis pendant toute la durée de vie du projet.

Le véritable blindage : une gouvernance de l’exécution

Reste la condition décisive : qui livre, dans quels délais et sous quelle responsabilité ? Un grand projet peut disposer d’études de qualité, d’un financement annoncé et d’un statut stratégique, puis échouer faute de coordination administrative, de maîtrise foncière ou de capacité de pilotage. L’ingénierie du réel exige une architecture d’exécution clairement définie : un responsable de projet identifiable, une répartition explicite des responsabilités, un calendrier assorti de jalons vérifiables, un mécanisme d’arbitrage rapide et une évaluation indépendante des coûts et des risques.

Cette architecture doit organiser des décisions, et non simplement produire des rapports. Chaque jalon important doit permettre de vérifier que les conditions techniques, financières, commerciales et territoriales restent réunies. Les écarts significatifs doivent déclencher une analyse et, si nécessaire, une révision du calendrier, du périmètre ou du modèle économique.

Un projet qui dérape doit pouvoir être redimensionné. Un projet qui ne trouve pas son marché doit pouvoir être reconfiguré. Un projet performant peut être accéléré. Cette capacité de correction ne traduit pas un renoncement à l’ambition : elle protège les ressources publiques contre la poursuite automatique d’engagements devenus insuffisamment justifiés.

La souveraineté de l’État ne consiste pas à terminer coûte que coûte tous les projets annoncés. Elle consiste aussi à savoir lesquels méritent d’être poursuivis, lesquels doivent être transformés et lesquels doivent être abandonnés lorsque les conditions de leur pertinence ne sont plus réunies.

C’est à ce niveau que se joue la crédibilité du Plan 2026-2030. La Tunisie ne manque ni de projets ni d’idées. Elle doit renforcer sa capacité à transformer les décisions d’investissement en réalisations utiles, soutenables et mesurables.

L’enjeu est d’apprendre à industrialiser l’ambition par l’exécution.

Articles en relation

Le gouvernement vise la création de 500 sociétés communautaires en 2027

Infrastructure et Grands Projets : le gouvernement accélère la cadence

Photovoltaïque : 455 MW débloqués avec le feu vert accordé à 309 projets

Grands projets : lancement immédiat de Borj El Amri, l’hôpital de Thala et la ville numérique d’Ennahli

Un méga-programme de 21 000 projets pour transformer la carte des régions tunisiennes

MARQUÉE: Enfidha, Grands projets, port, port en eaux profondes, Projets
Abdelwaheb Ben Moussa 22 octobre 2026
Partagez cet article
Facebook Twitter Whatsapp Whatsapp LinkedIn
Article précédent Publication des indicateurs d’activité trimestriels de la BIAT au 30 septembre 2026
Article suivant Nidhal Ouerfelli : « Il faut redessiner notre stratégie énergétique à la lumière des enjeux géopolitiques »
Laissez un commentaire

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

SUIVEZ-NOUS

Facebook Like
Twitter Follow
Youtube Subscribe

Adresse : 3, rue El Kewekibi 1002 Tunis – Tunisie
Tél : (+216) 71 790 773 / 71 792 499
Fax : 71 793 707 / 71 791 427
E-mail : contact@promedia.tn

SUIVEZ-NOUS

©2023 L’Économiste Maghrébin, All Rights Reserved

Removed from reading list

Undo
Content de te revoir!

Connectez-vous à votre compte

Lost your password?