Les cours de l’or ont reculé mardi 20 octobre pour la troisième séance consécutive, pénalisés par la hausse des prix du pétrole et les inquiétudes sur l’évolution de l’inflation américaine.
L’or au comptant cède 0,1 %, à 4 137,84 dollars l’once dans la matinée de mardi 20 octobre. Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en décembre perdent également 0,1 %, à 4 165,34 dollars. Le Brent évolue autour de 110 dollars le baril, après avoir atteint 110,70 dollars lors de la séance précédente, son plus haut niveau en cinq mois… Une hausse durable du pétrole peut renchérir les coûts du transport, de la production et de la distribution, alimentant ainsi les pressions inflationnistes. Cette perspective complique la tâche de la Fed, qui cherche à ramener l’inflation vers son objectif de 2 %.
Les investisseurs attendent désormais la réunion de la Banque centrale américaine, prévue les 27 et 28 octobre. Selon les données de marché citées par Investing.com, les opérateurs anticipent largement un maintien des taux directeurs lors de cette réunion, tout en évaluant le risque d’un nouveau relèvement en décembre.
La Fed avait relevé ses taux de 25 points de base en septembre, portant sa fourchette cible à 3,75 %-4 %. Des taux durablement élevés tendent à pénaliser l’or, qui ne rapporte aucun intérêt, en augmentant le coût d’opportunité de sa détention par rapport aux obligations et aux placements rémunérés.
Les investisseurs surveilleront également le prochain indice américain des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE), l’indicateur d’inflation privilégié par la Fed, afin d’évaluer l’ampleur des pressions persistantes sur les prix.
L’argent et le platine résistent
Sur les autres marchés des métaux précieux, l’argent au comptant progresse de 0,1 %, à 57,13 dollars l’once, tandis que le platine gagne 0,5 %, à 1 650,65 dollars.
La trajectoire de l’or dépendra désormais de l’équilibre entre deux forces contradictoires : les tensions géopolitiques, susceptibles de soutenir la demande de valeurs refuges, et la perspective de taux d’intérêt élevés, qui réduisent l’attrait du métal jaune.