Le chef de l’État, Kaïs Saïed, s’est entretenu dans l’après-midi du 17 septembre 2026 avec le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani. Les échanges ont notamment porté sur l’avancement de plusieurs projets sanitaires menés dans différentes régions du pays.
À cette occasion, le président a réaffirmé que la santé représente un droit naturel devant être garanti à tous dans des conditions d’égalité. Il a évoqué des réalisations déjà concrètes, en particulier dans l’interprétation des analyses médicales et la lecture des images radiologiques, des avancées censées épargner aux patients et à leurs proches des déplacements inutiles et de longues attentes.
Kaïs Saïed a abordé l’état du système de santé publique, qu’il considère comme un dispositif intégré ayant été, selon ses propres termes, « ciblé, voire détruit ». Il a pointé des retards accumulés sur plusieurs projets, alors même que les financements nécessaires étaient disponibles. Ces blocages seraient, d’après lui, délibérés, visant tant les projets eux-mêmes que les équipements et installations associés. Il en attribue la responsabilité à des personnes liées à la corruption ou à « ceux qui ont le mal au cœur », des individus qu’il juge insensibles à tout traitement médical et qui devraient, selon lui, rendre des comptes pour leurs actes passés, présents, ainsi que pour leurs projets futurs.
Le président a par ailleurs tenu à saluer les compétences du personnel médical tunisien, médecins, paramédicaux et agents confondus. Il a souligné que l’intérêt porté par plusieurs pays, y compris des nations scientifiquement avancées, au recrutement de ces compétences ne devait rien au hasard. Il a qualifié l’école de médecine tunisienne d’institution de dimension mondiale, la présentant comme une fierté nationale et un motif de prestige pour le pays. Selon lui, un nouveau cadre juridique pour les professionnels de santé leur offrirait davantage de marge pour exercer leur créativité dans leurs missions.
Kaïs Saïed exprime sa conviction que le secteur de la santé, comme l’ensemble des services publics, retrouvera son bon fonctionnement conformément aux aspirations du peuple tunisien. Il a assuré que le processus de construction et d’édification se poursuivrait, qualifiant cette dynamique de « chemin de la Révolution » et de « chemin de l’Histoire ».