Lors d’une réunion tenue hier au Palais de Carthage, le président de la République Kaïs Saïed a appelé à l’application stricte du principe « le pollueur-payeur » et au renforcement des interventions pour protéger le littoral et les sites archéologiques, rappelant les obligations constitutionnelles et internationales en matière d’environnement.
Cette annonce intervient après 24 heures de sa visite dimanche à la ville de Radès,il a insisté sur le fait que tout responsable de pollution doit assumer l’entière responsabilité de ses actes, conformément au principe international « le pollueur-payeur », consacré lors du Sommet de Rio de Janeiro en 1992. Il a également rappelé que l’article 47 de la Constitution tunisienne garantit le droit à un environnement sain et équilibré, la contribution à la sauvegarde du climat, et impose à l’État de fournir les moyens nécessaires pour éliminer la pollution environnementale.
Selon le communiqué de la présidence de la République, le Chef de l’Etat a souligné que l’agence de protection et d’aménagement du littoral n’a pas pleinement rempli sa mission dans de nombreuses zones côtières. Il a appelé à redoubler d’efforts, à renforcer les interventions sur le terrain pour protéger le littoral contre toutes formes d’empiétements et de dépassements, et à accélérer la mise en œuvre des programmes d’aménagement et d’entretien, afin de préserver les richesses naturelles et environnementales et de répondre aux aspirations des citoyens à bénéficier d’un littoral propre et protégé.
Protection des sites archéologiques : Concernant l’Agence de revitalisation du patrimoine et du développement culturel, le Chef de l’État a évoqué la nécessité de protéger les sites archéologiques, citant l’exemple des découvertes fortuites sur les rives de l’oued Meliene, transformées en décharge de déchets. Il a ajouté que cet exemple n’est qu’un parmi de nombreux sites archéologiques encore non découverts, non protégés, ou victimes de pillages, tout comme les biens du peuple tunisien qui ont eux aussi été pillés.